‹ Œuvres de DescartesChapitre 100 sur 106 · VJ · texte numérisé non relu

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de syite jusques au bout du bâton ; et l’espace délaissé par la dernièré du bâton a été aussi en même temps rempli par autant d’air que la première avoit chassé vers là quand le bâton a commencé à se mouvoir; non qu’il soit nécessaire que le bâton ait donné aucun mouvement à l’air, mais seulement il a pu déterminer celui que l’air avoit déjà à faire pour qu’il s’allât ranger à la place que l’extrémité du bâton délaissoit. De sorte que si vous avez bien compris la nature que j’attribue à la matière subtile; et comment se font les mouvements circulaires, qui ne doivent point nécessairement être ni des ovales ni de vrais cercles, mais qui ne sont appelés circulaires qu’à cause que leur mouvement finit où il avoit commencé, quelque irrégularité qui se trouve dans le milieu; et aussi que toutes les inégalités qui peuvent être dans la grosseur et dans la figure des parties* peuvent être récompensées par d’autres inégalités qui sc trouvent en leur vitesse, et par la facilité que les parties de la matière subtile, ou du premier élément, qui se trouvent mêlées partout ,

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ont à se diviser et à accommoder leur figure à

celle de l’espace quelles doivent remplir, je m’assure qu’il ne vous restera plus aucune difficulté touchant le mouvement des parties de la matière dans le plein. J’aurois poussé la chose plus avant, si j’eusse. eu affaire à quelque* personne moins

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docile que vous, et plus résolue à contredire; mais j’aime mieux vous laisser cela à méditer un peu , pour y accoutumer votre esprit , et pour délasser le mien , à qui il ne reste plus de force ni d’haleine que pour vous dire que je suis, etc.

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