‹ Œuvres de DescartesChapitre 13 sur 106 · III. C’est pourquoi ceux-là se tronjpent qui .soutiennent · texte numérisé non relu

III. C’est pourquoi ceux-là se tronjpent qui .soutiennent

qge iions concevons cldj-AneAt et . distinctement, l’esprit Jhur main comme une chose qui .Actuelleriiciipet par nécessité est distincte réejlcment du corps. v ' * ‘S ' » ‘

IV. Mais maintenant qü’il soit Vrai que l’èsprit humain soit en effet une Substance, ou un être distinct réellement dp corps, et qu’il en puisse être actuellement séparé ,'ct subsister de soi-nJémo sans lui , cela nous est révéle en plusieurs lieux d<& la sainte Ecriture ; et ainsi ce qui déf sa nature peut être douteux jÊmr quelques uns ( au moins si nous ne nous" contentons pas Âne légère et morale connoissance des choses , maifc $î nous 'en voulons rechercher exactement la vérité ) nous est maintenant deveng “certain et indubitable, «par la révélation oui nous en a été faite dansées saintes lettrés. *

*V. Ef cela ne fait rien de dire que nous pouvons douter de 1 'existence du corps, mais que nous. ne pouvons aucunement douter de celle de l’esprit ; carrela prouve seulement que pèndant que nous doutons de l’existence du cqrps, nous ni pouvons pa* alors dire que l’eSprit en soit un mode.

VI’. Quoique l’esprit humain ou l’âme raisonnable soit une substance distincte réellement du corps, néanmoins pendant

qu’elle est dans le ‘corps elle est organique en touiesrses actions : c’est pourquoi, selon les diverses dispositions d8 corps, les pensées de l’àmc Sont aussi diverses.

VII. Copime.elle est dtunc natüre différente du corps «t de ses diverses dispositions, dont elle ne peut tirer .son ori- ’gîne, -elle est incorruptible. f ’

VIÎI- Et comméra notion que nous en avons ne nous, fait concevoir en elle aucunes parties -ni aucune étendue, c’est

en vain que l’pn demande si elle est tout entière dans le tout , et tout entière dans cliaque partie.

IX. Comme les choses qui ne sont qu’imaginaires peuvent aussi bien faire impression sur l’esprit, ou sur l’àme, que celles qui sont vraies , il s ensuit qu’il est naturellement incertain si nous apercevons véritablement aucun corps ( au moins si, comme il a déjà été dit, nous ne voulons pas nous contenter d’une légère et morale connoissance de la vérité , mais que nous veuillons connoître les choses avec certitude ). Mais la révélation qui nous a été faite dans les saintes lettres * nous a encore relevés de ce doute; .car élle nous apprend certainement que Dieu a créé le ciel et la terre , et toutes les choses qui y sont contenues, et qu’il les conserve encore à présent:

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