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* Sÿiur *art- > pag. 89,^%. xi.
Y a-t-il donc dans les choses qui sont en repos une certaine .force continuelle qui fait quelles se tiennent dans la même situation, ou une action de s’arrêter et de se fortifier contre toutes les forces qui pourraient séparer leurs parties et les disjoindre ou entrdîner, et emporter 'tout le corps autre part; en sorte qu’on peut très bien définir le repos une certaine force, ou une action interne
du corps 'qui lie étroitement les parties du corps entre elles et les comprime, et qui par là les garantit de la division ou de la séparation, par l’impulsion d’ün corps étranger? car il s’ensuivroit de là naturellement, ce que je croirois volontiers, que la matière est une espèce de vie' obscure, que je regarde comme la dernière ombre de la divinité, et qui ne consiste pas dans la seule extension des parties, mais dans quelque action qu’elle a toujours, c’est-à-dire, ou dans le repos, ou dans le mouvement, auxquels vous accordez vous-même le nom d’action.
Sur fart. 3o, ibid. , pag. 9a, lig. a3.
Cet article paroît contenir une démonstration très évidente, que le transport, ou le mouvement local, n’est réciproque en aucune manière, à moins qu’on he veuille faire seulement attention au raptport extrinsèque des corps voisins.
Eettres.
. Sur l’art. 36 , ibid. , pag. î oo , fig, /
Je demande si lame humaine, quand elle remue violemment ses esprits par une longue et pénible attention, ce qui ne manque pas même d’échauffer le corps, n’augmente point le mouvement de Tunivers ?
Sur l’art. 55, ibid. } pag. ng, lig. 29.
Un cube parfaitement dur et plan étant mû sur une table parfaitement dure et parfaitement plane, dans le même instant qu’on arrête son mouvement, se réunit-il aussi fennement avec la table que les parties du cube ou de la table le sont entre elles, ou reste-t-il toujours divisé de la table, ou du moins pour un temps, après le repos? Car il n’y a aucune compression du cube vers la table, puisque nous imaginons ce mouvement comme fait dans le vide sur la table située hors des murs du monde s’il étoit possible, et par conséquent dans un endroit ou il n’y a pas lieu à la pesanteur ou à la légèreté, et que nous supposons que le mouvement est arrêté du côté auquel tend le cube : il paroît donc par la loi de la nature que le cube et la table étant divisés et n’y ayant auéune action. réelle qui les unisse, il paroît, dis-je, qu’ils demeureront toujours actuellement divisés. •
Sur les art. 56 et 57, ibid. t pag. 120 et suiv.
Je ne vois point la nécessité de tout ce jeu des
parties autour du corps B, et pourquoi vous laites , décrire, de si grands cercles aux petites parties iTe l’eau. Î1 suffiroit d’observer que toutes ces petites parcelles sont égales entre. elles, soit par le mouvement que leur donne la matière subtile, soit par rapporta leur masse. Car il suivra de là que le corps B étant frappé de tous côtés par les petites parties les plus voisines, par des lignes circulaires ou autres, il se tiendra nécessairement en repos, n’étant pas plutôt poussé d’un côté que d’un autre.
Sur l’art. 5-j , ibid., pag«i24, lig- 22.
Et ne continuent plus de se mouvoir selon des lignes si droites, etc. Quoi! parcequ’au para van t elles décrivoient une ligne presque ovale, et quelles suivent présentement une ligne qui approche davantage de la circulaire? Je ne comprends pas bien cela.
Sur l’art. 60, ibid. , pag. 128, lig. 17.
Mais seulement quelles emploient l’agitation qu'elles ont de resté à se mouvoir en plusieurs autres façons. La vitessé du mouvement et sa détermination peuvent-elles donc souffrir un divorce? car c’est la même chose que si on supposoit un voyageur courant qui dirigeât sa course vers Londres, et que cependant la vitesse de sa course fut portée vers Cantorbéry ou vers Oxford ; subtilité qu’aucune de ces universités çe comprendra jamais, à
moins quê vous ne compreniez peut-être par ie mot «le se mouvoir un effort de mouvement poqr
tendre quelque part. .« , * ,
Sur l’article 1 6 de la troisième partie des Principes , •
• . « page i/|5. ; * ••••’.
Est-cé que dans le système de Ptolomée on ne s'apercevrait pas des changements de lumière qu’on remarque dans Vénus? un peu moins sensibles à la vérité que ceux qu’on aperçoit dans la lune.
Sur l’art. 35,' ibid . , pag. 1 58.
• D’où vient «jue toutes les planètes, et même les taches du soleil, ne sont pas emportées dans un même plan , je veux dire dans ce plan de l’écliptique, ou du moins dans des plans parallèles à l’écliptique? D’où vient pareillement que la lune n’est* pas emportée ou dans le plan de l’équateur, ou dans un plan parallèle à L’équateur, puisque tous ces corps ne sont point dirigés par aucune action intérieure, mais qu’ils sont tous entraînés par une force étrangère ?
Sur ‘lés art. 36 et 37, ibid L, pag. 160 et 161^
Je voudrais aussi que vous m’expliquassiez la raison des aphélies , et les périhélies des planètes , et la cause pourquoi ces points changent de lieu, surtout puisqu’elles sont dans le même tourbillon?
Pourquoi on ne trouvera pas dans le même lieu
les aphélies et les périhélies de tontes Tés grandes planètes? Comment l’avance des équinoxes naît de vos principes? car vous pourrez expliquer ici les causes véritables et naturelles de ces phénomènes, tandis que les autres ne donnent que des hypothèses feintes.
Sur l’art. 55, ibid., pag. 181.
’Tqus les corps qui se meuvent en rond. Maiscom-
ment ces espaces immenses de matière ont-ils d a-
bord commencé à tourner en rond et à former
des tourbillons?
Sur l’art. 57, ibid. , pag. 181...* 4 »
Mais seulement à cette partie dont l’effet est empêché par la fronde. Il paroît plus difficile à concevoir que la pierre A soit empêchée de se mouvoir vers D, puisqu’en effet elle n’y est jamais portée, et qu’elle ne continueroit pas son chemin vers 0 , si l’empêchement étoit ôté, car elle continueroit son chemin vers C. ‘
Sur l’art. 5g , ibid. , pag. 1 83.
Vous dites ici qu’une nouvelle force de mouvement est acquise, et que cependant l’effort est renouvelé : je ne sais si cela quadre bien ; car si une nouvelle force est acquise et surajoutée , ce n’est pas un renouvellement de mouvement, mais une augmentation. Qup si la boule A en se mouvant augmente son mouvement , .étant dans le. même
point du bâton , pourquoi le mouvement en se mouvant toujours ne s’enflamme et ne s’augmentet-il pas? Or, de cette manière tout seroit allé depuis long-temps en flamme.
Sur l’art. 62 , jbùi. 9 pag. 62.
. Puisque la pression et l’effort des globules, en quoi consiste l’action de la luipière, se fait selon toute l’étendue du tourbillon , de façon que la base du triangle BFD peut être dix ou cent fois plus grande que DB, et que les extrémite's de cette grande base BD fassent un effort oblique sur les globules pour les pousser vers l’œil du spectateur, qui sera, au sommet du triaugle’en-F, je vous demande pourquoi la lumière du soleil ne paroît pas plus grande que si elle ne venoit que du petit cercle.DCB. , / * t ^
Sur l’art. 7a, ibid. , pag. 199. • ,
Je n’entends point du toqt la manière qu l’art de tourner* la matière du premier élément en formes spirales , ou en limaçon , surtout dans les lieux un peu éloignés de l’axe, à moins que cela ne se fasse, non tant parceque les globules sont tournés autour des parties du prenaier élément, que parceque le premier élément, peut-être déjà déterminé par les globules à tourner autour d’eux, se glissant ensuite dans ces petits espaces triait gnlaires, prenne de lui-même «jette figure spirale. Je vous supplie
lettres.
d’expliquer ici plus pleinement votre pensée. Mais | il naît de là un autre doute. Comment ces petites parties spirales sont-elles composées de particules très déliées et Jrès rapidement agitées ? comment ces parties très petites s’assemblent-elles en une forme ou en une masse plus considérable, surtout cette, contorsion et cette obliquité du mouvement ser* vant à former ces «petites parties cannelées? 1
Sur l’art. 82, ibid. , pag. an.
Celles qui sont plus hautes et celles qui sont plus basses. Cette course rapide des globules d’èn haut me paroit une espèce de prodige, surtout si on la compare avec celles de qeux qui sont au milieu , et qu’on fasse réflexion qu’elle excède de beaucoup 1 les causes que votis apportez dans l’article suivant. 1 Si vous pouvez trouver quelque autre chose qui 1 rende cette doctrine plus recevable, vous me ferez 1 certainement un grand, plaisir de me l’apprendre.
Sur l’art. 84, ibid. , pag. 21 A. ,
Pourquoi tes queues des comètes , etc. Dans l’im- ! patience où je suis d’avoir vos explications 9ur tou- i
tes ces matières, je* me saisis de la première o©- 1
casion qqe je trouve poifr vous pousser à le faire : je vous prie de vouloir bien m’expliquer pareillement cetfe matièfe en deux mots.
•h Y Sl»rl’art. ,08, ibid. , pag. 23<*,
Ou bien sont chassées vers les parties du ciel qui sont
proches de l’écliptique GH. D’où vient qu’elles n’y sont presque pas toutes chassées', plutôt que de composer ce que vous app£jf#un tourbillon, en passant d’un pôle à un autre?
« Sur l’art, iai, ibid. , pag. 160.
Et cette, ; détermination peut être continuellement changée par diverses causes. Pty quelles?
Sur l’art. 129, ibid., pag. 260. *
Et même nous -ne pouvons l’y apercevoir que
quand, etc. Pourquoi le flux de cette matière étant si transparent empêche-t-il la comète ï d’être aperçue ? car la matière de notre tourbillon ne cache pas à nos yeux la planète de Jupiter; et pourquoi est-il nécessaire que la planète h’en sorte qu’enveloppée de la matière du tourbillon quelle vient de quitter ?
Sur Part. i3o. ibid., pag. 272. > * *
La force des rayons est véritablement diminuée. Pourquoi pa^, entièrement perdue, $i le tourbillon AEIO presse avec plus de force où également les tourbillons voisins qu’il n’en est pressé ?
j. Sur l’art.1/19, ibid. , pag, Zoo. \ •
Elle a dû venir bientôt vers A; etc. Pourquoi ifavance-t-elle pas,tjusqu’à.F , et ne beurte-t-elle pas même la terre? -, . • „ '
Parccqueh cette façoti le cours qu’elle a pris a-ètè
moins éloigné de la ligne droite. Je ne vois pas bien que la ligne NA continuée avec AB forme plutôt une ligne droite qfife j5* même NA continuée avec AD; mais puisque la lune s’éloigne du centre S selon le cours des globules de la matière éthérée, elle doit plus naturellement selon moi s’élever vers B que de descendre vers D.
Sur 1 article al -de la quatrième partie des Principes, page 3a6.
Et que la terre n’a pas de soi-même la force qui
fait qu elle tourne en vingt-quatre heures sur son essieu, etc. Je ne vois pas qu’il soit nécessaire de savoir d’où vient ce mouvement circulaire, pourvu qu’il soit dans la terre; et je ne comprends pas pourquoi ces mouvements circulaires et si prompts de la terre ne repousseroient pas vers les deux toute la matière ^jui l’environne, quand même sou mbuvement ne lui seroit pas propre; mais qu’il lui viendroit, de la matière céleste interne, si l’agitation de la substance éthérée qui l’entoure, et à qfii vous accordez un mouvement plus rapide, ne l’empêchoit de le faire :4 et il 'me semble qu’il ne faut pas considérer 1 i. terre comme un corps en repos ptîr rapport à l’effort continuel de ses parties pour s’éloigner du centre. Cela paroît nécessaire en tout corps mû circùlairementj mais la terre peut être dite' en repos en tant qu’elle est emportée avec la substance éthérée qui l’entoure, et que leurs su-
perfides* ne sent point séparées. Je dis ceci pour savoir de vous, si fe raison pour laquelle les parties de la terre né sont point élancées de tops côtés ne doit point être attribuée à la seule vitesse du mouvement des parties de,4 matière éthérée.
Sur l’art. 25, ibid. , pag. 32g. , .
Elle» ont quelque légèreté à cause du mouvement de leurs parties. Que pensez-vous donc du fer qui est froid, et de celui qui est chaud, lequel pèse davantage? Outre cela, comment une certaine quantité d’èay esLelle plus légère à cause du mouvement des parties, puisque le mouvement de ces parties est enfin déterminé en bas par les globules? car on doit juger que la pesanteur d’un corps est d’autant plus grande *tj|ue sa chute est plus rapide; et ainsi l’eau seroit plus pesante que l’or.
Sur l’art. 27, ibid., pag. 332.
A moins peut-être que quelque cause txtérieure, etc. Quelles sont ces causes? Faites-moi la grâce de me le dire en deux mots. • . < ‘ ' ' * .
Sur l’art. i33, lig. 12, ibid. , pag. 443.
Pensons qu‘il y a en la moyenne région plusieurs pores ou petits conduits parallèles à son essieu: Le mot dè parallélisme me fait souvenir ici de quelques difficultés presque insurmontables. 1 . Pourquoi vos tourbillons ne sont-ils pas en forme de Colonrte ou de cylindre plutôt que d’ellipse, puis-
que chaque point de l’axe est comme un antre !
duquel la matière céleste se retire, et, autant qu'il i
me le semble, avec un mouvement entièrement égal : d’ailleurs (puisqu’il faut partout que les globules s’écartent de l’axe avep une force égale) pourquoi le premier élément n’est-il pas également étendu tout le long de l’axe en forme de cylindre, plutôt que d’être repoussé presque vers le milieu de l'axe, et d’y être ramassé en forme de globe ; car ce qui entre du premier élément par les deux pôles du tourbillou n’empêche point que tout l’axe ne doive paroître lumineux; en effet, comme les globules s’éloignent avec une force égale de tous les points de l’axé, les courants de la matière très subtile., qui entre avec impétuosité, trouveront beaucoup plus de facilité à se glisser les uns sur les autres pour arriver aux pôles opposés , qu’à se former et à se creuser en quelque endroit de l’axe un es- 1 pace plus grafid que le tournoiement actuel et uniforme du tourbillon ne pourroit leur permettre et leur céder. » ' , > 1