‹ Œuvres de DescartesChapitre 53 sur 106 · Enfin, comme les globules célestes sont em · texte numérisé non relu

Enfin, comme les globules célestes sont em

portées’ autour Je laxè du tourbillon d’une raanère parallèlçà l’a*é et à eux- mêmes, et ne perdent point le parallélisme lorsqu’ils changent en , qûelqué façon de lieu entre eux., il paroît impossible | qq’il se fasse absolument aucune contorsion des parties cannelées, si ces parties cannelés ne tour-

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nent autour de leurs propres axes dans ces, espaces triangulaires ; or je ne vois pas qufe cela se puisse faire commodément , comme j’ai dit ci-dessus.

Sur l’art. 187, ibid., p<g,-<499;

On ne remarque aucuns effets de sympathie ou

d’antipathie si merveilleux 3 etc. Plut à Dieu que vous expliquassiez ipi,.si cela se pouvoit.faire en peu de mots, par quelle raison mécanique il arrive que si, de deuî cordes de di vers instruments qui sont ou à l’unisson ,‘ou à cet intervalle que les musiciens appellent tempéré, l’on en touche une l’autre trémousse dans un autre instrument tandis que celles qui sont plus proches et même qui

sont tendues dans le même instrument où la corde * * „ ' * • a été ébranlée ne se remuent point du tout. Aucune

sympathie ne me*paroît plus difficile à expliquer

mécaniquement que cet accord des cordes, ce qui

est une expérience vulgaire et: très commune.

Sur Tart. j88, ibid. / p3g. 5o2.

L’autre touchant celle de l’ homme , etc. Continuez, monsieur, à éclaircir et. à achever cette matière. Je suis très petsuadé qu’on n’a jamais rien mis au jour qui soit plus agréable et plus utile à tous les savants. Vous ne devez pas vous excuser sùr le défaut d’expériences; car pour ce qui regarde vo.tre corps , . j’ai appris par des. auteurs dignes des^foi que vous avez examiné avec une exactitude in-

finie' tout ce qui regarde l’anafopiie dij corps humain. Pour jée* qui regarde Partie, vous en avez reçu une en partage dont les opérations sont si lumineuses, et dont la vivacité et l’égalité sont telles, que par le seul secours de cette forcent vigueur céleste, comme par un feu chimique, qlle se changera en toutes les formes, et tiendra lieu d’une infinité d’expériences.

Sur l’art. i<}5, ibid. , pag. 5i 8.

Comme j’ai déjà expliqué dans les Météores. Vous avez certainement donné une très belle raison des côuleursdans lesmétéoresi II reste pourtant là-dessus une méchante difficulté qui embarrasse beaucoup mon imagination; car, disant que la variété des çouleurs naît de la proportion qu’a le mouvement circulaire des globules au mouvement rectilinaire, il arrivera nécessairement que quelquefois dans les memesglobules le mouvement circulaire surpassera en même temps le rectilinaire , et le rectilinaire le circulaire. Par exemple, dans deux murailles opposées, dont l’une est teinte énrouge et l’autre en blert , les globules qui sont entre seront mus plus vite en cercle qu’en ligne droite à cause de la muraille rôuge , et plutôt en ligne droite qu’en cercle à cause de la muraille bleue, et tout cela en même temps , ce qui ne sauroit arriver. Ou bien de cette autre manière : dans la même muraille dont , si

vous voulez, la partie droite est rouge, celle du milieu noire, et la gauche bleue; comme il se fait toujours un croisement par rapport à l’œil , tous les globules , à cause du concours des rayons , prendront la proportion du mouvement de chaque • globule en particulier, c’est-à-dire du circulaire au * droit , en sorte qu’il est nécessaire que toutes les couleurs se mêlent au fond dé l’œil , et quelles s’y confondent ; et je ne saurois inventer aucune manière de lever cette difficulté, à moins qu’il ne faille peut-être supposer que le mouvement circulaire n’est pas un mouvement plein , mais une tendance au mouvement circulaire , comme il arrive en effet dans le mouvement droit des mêmes globulès. J’aurois bien pu de moi-même donner une solution telle quelle à presque toutes les difficultés que je vous ai proposées; mais votre bonté m’ayant permis de vous les exposer, et y ayant été invité par-dessus cela par cette dextérité admirable que vous avez à résoudre ces difficultés , et que j’ai reconnue dans vos dernières lettres (car, bien que je voie que vous avez été fort court dans vos réponses, à cause du peu de temps que vous aviez , cependant vous me satisfaites si pleinement, et vous me fortifiez aussi bien dans mes pensées que si j’étois animé par votre présence, et que vous-même montrassiez les choses au doigt; ajoutez à cela que vos explications auront plus de poids

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auprès de moi , et auprès des autres dans le besoin ); j’ai donc cru qu’il étoit do mon intérêt de vous proposer toutes ces difficultés : après votre décision, j’aurai, si je 11e me trompe, une connoissance parfaite de tous les principes de votre philosophie. Vous ne sauriez croire combien j’estime ce bonheur ; et lorsque vous m’aurez servi de sphinx sur ces questions , ce qui me sera d’autant plus agréable que vous le ferez plus promptement , à cause de la passion extrême qui me porte à vos ouvrages , vous recevrez, sur la dioptrique les autres difficultés qui vous seront proposées par le plus affectionné de votre philosophie. Je suis , etc.

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