‹ Œuvres de DescartesChapitre 97 sur 106 · RÉPONSE DE M. DE FERMAT · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE M. DE FERMAT

'A ftLCLEÎRSEMER.

». * * ( Lettre 54 du t<une III. )

•Du ia mai rS6a..

A * JMonsiïii.r,, .

Vj ‘

Y-tfs deux lettres des sixième et treizième de mai m’ont été rendues en meme temps; elles me font

plus cl’hunneur que je n’en devois raisonnablement attendre; et bien loin que vos mots latins m’aient choqué, je suis persuadé que , dans la supposition de votre sentiment sur le.sujet de. la démonstration de M. Descartés , il ny en a point de plus véritables en aucun endroit de vos lettres; car si cette'’ démonstration est dans les règles des démonstrations certaines et infaillibles , il n^est rien de plus vrai, sinon que ceux qui n’cn^ sont pal convaincus ne l’entendent point. La qualité, esscu- ’ tielle d’une démonstration est de forcer a croire ; de sorte que ceux qui ne sentent pas cette force - 11e sentent pas la démonstration meme, cestà-dnt qu’ils ne l’enteqdent paâ.’JeVattribue donc , monsieur j qu’à' un excès de courtoisie et de civilité cet a'cloucisserhent qite MM. de votre'àssemblée vous ont jnspiréj.et je vous en rends très humbles grâces. Pour la question principale, il me/seinblc que j’ai dit souvent , et à M. de la Chambre et à vous* que je ne prétends ni 11’ai‘jamais prétendu être de la confidence secrète dp la nature ; elle a de$ voies obscures ét cacbpes que je n ai «jamais entrepris de pénétrer: je lui avois seulement offert un petit secours de geometrie au sujet dé la i ef raction si 1 11c en eût eu besoin; mais puisqye vous m assurez , monsieur , quelle peut faire sqs affaires sans cela, et qu’elle se contente de la marche qye M. Descaétes fin a prescrite , je vous abandonne #de bon cœur

. LETTRES. 5l7

ma prétendue conquête de physique, et il me suffit que'- vdus me laissiez en possession de mon problème de géométrie tout pur, et in abslraclo; par ’ ' le moyen* duquel on peut trouver la route d’un mobile qui, passe par deux milieux différents , et qui cherche d’achever son mouvement le plus tôt qu’il pourra? Et je ne sais pas même si la merveille ne sera point plus grande , en supposant que j’aie mal deviné le raisonnement de la nature; car peuton s’imaginer rien de plus surprenant que ce qui m’est Arrivé? J’écrivis, il y a plus de dix ans, àM. de La .Chambre, que je croÿois que la réfraction se devoft réduire à ce problème de géométrie , etj’étois pour lors tout-à-fait persuadé que l’analyse de ce •problème me donneroit une proportion différente de celle deM. Descartes; et néanmoins en tentant le problème, quivest Assez difficile, dix ans après, j’ai trouvé justement la même proportion que M. Descartês. Si j’ai dit un mensonge, n’ai-je pas quelque . raison de prétendre que c’est Un de ces mensonge^ fameux desquels- il est dit dails le Tasse, comme je vous ai déjà écrit ,

• AlJ# à * * • Af , •» *■ r * -.T,

Onando sara^iL verw* * ,

.•'l Si Lcllo, chc si possa à ti preporre. *

• • fi . .

En’ voilà de reste ; '-je croise, les armes : per-

* * • Mm

mettez -moi seulement, s’il vous plaît, d’assurer ici M. Chanut, et M. l’abbé dlssoire, son

LkTTU HS.

fils, de mou obéissance très humble; je 'n’ai pas l’honneur d’être connu du père , mais pourquoi serois-je le seul de toute l’Europe qui n’aurois pas une entière vénération pour loi. Jeîsuis , etc.*

jï .

V LETTRE DE Mi CLERSELIER

QUI FUT LU F. DANS l’ ASSEMBLÉE Ut M. UKMONTMOR, LE l3 JUILLET

l658, SOUS I.E«OM DE M. DESCARTES , RT COMME SI C.’eUT ÉTÉ lui qui l'eut autrefois écrite a quelqu’un de ses amis,

SERVANT DE HÉPONSE AUX DIFFICULTÉS QUE M. 1)E ROBF.RVAL \

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