‹ Œuvres de Dugald StewartChapitre 4 sur 58 · PUF FAIT · texte numérisé non relu

PUF FAIT

«Mile que- lion |'!iil"-n|i]iii|iic qui ne vii 'mu' se résoudre ilnns la connaissance ■ I (~ quelques-uns do ces phénomènes. Mais la preuve do iv fuit exigerait lies développements que nous avons été forcés de nous in lord ire : nous m in s horuorons il une à une seule remarque. Les faits de et > lise ion ce sont , comme ceux qnela physiologie constate, des fails de lu nature humaine. Sans vuuloir discuter ici leur importance relative, on eon\ iendrn du moins que [os ■EfliE^jiLiEiii.' 1 nes de l'intelligence , de la volonté, de la sensihilité . jouent un aussi grand rôle dans la eonslitulion do l'homme que ceux (le la digestion ou do la transpiration. Or, si les lois dcooui -crics de ceux-ci fournissent dos inductions iuiporlimlcs pour la solution dos nombreux problèmes qui ont l'iioimne pour objet, oonimonl la connaissance des fails internes ne répandrait-elle aucune lumière sur ces problèmes '! .Si l'anal'unio ol la plivsi< ilojjio srml pour la médecine dos sciences indispensables . parce qu'on no peut soigner et guérir le corps saris le rounailre. ne voiton pas que la science dos faits do conscience peut et doit rendu- les moines services à l'éducation, à In logique, a la monde , et devenir ainsi d'une ulililo prulique non moins grande et non moins incontestable r Cotto présomption est si forte , que nous ne voyons pas la nécessité île rien ajouter pour le ranraenl on faveur de notre opinion.

On peut doiieconstaterd'tuieuianièreseientifiirue.

DU TRADUCTEUR

c'est-à-dire par l'observation et l'expérience , les lois des phénomènes internes ; on peut donc CD tirer, par le raisonnement , des inductions utiles et rigoureuses. La science des faits internes est donc placée dans les mêmes conditions que relies des faits sensibles : toute la différence , c'est que les faits de conscience sont d'une autre nature que les faits sensibles, ot tombent d'une autre manière sous les regards do l'intelligence. Mais qu'importe que ces phénomènes soient de natures diverses, s'ils sont également réels? Qu'importe que les uns soient perçus par l'intermédiaire des sens, et les autres sans cet intermédiaire, M In min h' ciTlitudes'allaelif ;'i ces dem nnnlcsrli' crptiim ï Or . nous avons démontré et l'é»ale ivalile do «es deux ordres de laits . et l'égale nuliu-ité de In conscience ctdes M'as. IJuc rosle-l-il dune à opposer ii In pi lisibilité de lii science des phénomènes inlernes , sinon que c'est une chose inouïe, qui n'a pot encore pour elle , du moins parmi nous , la sanction di: l'expérience et l'encouragement de quelques heureux essais V Mais i[iii ne .-eut la puérilité de cette objection , et qui ne s'aperçoit qu'on aurait pu la faire , il u'y a pas long-temps , «outre la plupart des sciences naturelles ? Pour nous , nous ne saurions voir aucune bonne raison qui puisse empêcher (l'appliquer à l'élude îles faits de conscience In méthode si.'iciililique quia fait l'aire tant de progrès n celle de- faits sensibles, et nous e.'péïuns qu'après nous avoir lu, tous les esprits sages et sans préjugés , seront do notre avis.

Page 1