‹ Œuvres de E.-T.-A. Hoffmann (volume 3)Chapitre 37 sur 47 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le songe. — Présent fatal de Firroino. — Consolation et espérance.

Oq conçoit facilement que le trouble, dont Eugène était agité, avait chassé le sommeil loin de ses paupières. Vers le point du jour seulement il tomba dans un assoupisse-

LE BOTAMSTE. 12 I

mtnt ; cet inslant de délire était plutôt un état intermédiaire entre Je sommeil et la veille qu'un sommeil réel. Alors , Fimage de cette mariée, qu'il avait déjà vue en songe, se présenta de nouveau à son imagination échauffée ; elle était parée de toutes les grâces de la nature et de l'art; aussi, la même lutte que ce songe avait éveillée autrefois dans son âme, se renouvela avec plus de ibrce que jamais.

— Comment, dit-elle d'une voix douce, comment, tu me fuis! Tu doutes que je sois à toi , tu crois que le bonheur de ton amour est perdu à Jamais ? Regarde-moi donc ! La chambre nuptiale est ornée de roses odoriférentes, et de niyrthe fleuri!

Viens, mon bien-aimé, mon doux époux ! Viens , presse-toi contre mon cœur !

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