‹ Œuvres de E.-T.-A. Hoffmann (volume 3)Chapitre 39 sur 47 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

l38 CONTES NOCTURNES.

de la lumière ne tardera pas à me rappeler de celte vallée de larmes ! — Quand je reposerai sous le froid gazon , oubliée depuis long-temps par un fils , tu pourras jouir de ta liberté, de tout le bonheur que le monde doit te procurer.

Un torrent de larmes étouffa la voix de la bonne vieille, qui s'éloigna lentement, en cherchant aies cacher.

Eugène n'avait pas encore un cœur tellement endurci, qu'il ne se sentit profondément pénétré de la douleur mortelle de sa vénérable amie. Il vit bien , que chaque pas vers la séparation serait une insulte qui ne manquerait pas de lui donner la mort, et qu'il ne pouvait acheter à ce prix sa liberté, Il voulut attendre, — mourir; mais, Gabriela , Gabriela! et sa haine profonde contre la vieille se renouvela dans son âme.

LE BOTANISTE. 1 û()

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