‹ Œuvres de F.-B. Hoffman (volume 2)Chapitre 14 sur 52 · PHYSIOLOGIE INTELLECTUELLE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE INTELLECTUELLE

bornerai à un article de journal, et je pense qu'il est plus que suffisant en pareille occasion.

M. Demangeon fait surtout de grands efforts pour prouver que la doctrine de M. Gall n'est contraire ni à la morale, ni au repos des familles , et il nous trouve bien coupables d'avoir osé dire que les de'monslrations du docteur allemand tendaient à établir le système des penchans irrésls-tibles. Nous répondrons par un lait allégué par M. Gall , et cité par M. Demangeon lui - même , dans la page i83 de son livre. Le voici ;

« Catherine Zieglerin fut arrêtée à Vienne , » comme prévenue de vol , et ensuite remise en » liberté faute de preuves. Au sortir de sa prison, » elle rendit ses juges responsables du premier » infanticide qu'elle commettrait. Arrêtée quelque » temps après pour ce crime , elle avoua qu'un >» penchant irrésistible à l'infanticide lui avait uni- M quement donné l'envie de devenir gi'osse en » retournant chez elle. Gall ayant examiné son » crâne , y trouva un tel aplatissement en ar- » rière , que toute la saillie de l'organe de la phi- )) logénésie (l'amour maternel) semblait en avoir » été retranchée , tandis que celui de la cruauté » était très-développé. »

Je demande à tout homme pourvu de quelque raison, si l'on peut nous accuser d'avoir faussement inventé la théorie des penchans irrésistibles, lorsque MM. Gall et Demangeon nous présentent une fille qui se fait faire un enfant pour

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avoir le plaisir de le tuer neuf mois après ; et quand ces docteurs avouent eux-mêmes que ce monstre femelle avait un penchant irrésistible à l'infanticide. Telle est la bonne foi des hommes qui nous désignent comme des imposteurs et des hypocrites. Au reste , ce li-vTC que l'auteur norome Physiologie intellectuelle , est éciit correctement, avec beaucoup de clarté et toute l'élégance que comporte le sujet. Il prouve que M. Demangeon a de grandes connaissances ; et abstraction faite des erreurs qu'il veut défendre, son ouvrage contient un grand nombre de choses curieuses , utiles et même intéressantes. Mon éloignement pour les principes de l'auteur ne m'aveugle pas au point de méconnaître l'esprit et le talent avec lesquels il plaide une mauvaise cause ; mais il aura beau dire qu'w/z âne peut nier plus de choses qu'un philosophe n'en peut prouçer; tant qu'il s'obstinera à vouloir placer la source de nos vertus et de nos vices dans des bosses du crâne , je serai toujour.*^ l'âne qui nie , et jamais celui qui admire.

OBSERVATIONS SUR L\ PHRQENOLOGIE.

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