LA FRANGE TELLE QU'ELLE EST, ET NON LA FRANCE DE LAD Y MORGAN
Par \'N'ir,LrAM Playfair.
Si m. Playfair n'avait écrit ce gros livre que pour nous venger des insultes de lady Morgan , il se serait donne' une peine , fort louable sans doute , mais forf inutile. Les piqûres d'une femme d'esprit, toute pleine de présomption et d'ignorance, ont fait sourire les Français, habitues à rire de choses bien plus sérieuses ; polis même envers les insolens quand ils portent des jupons, ils ont vu dans madame Magillicuddy (i) une femme très-fâchée de vieillir, qui, repoussée du palais de l'Amour, fait sa retraite dans celui de la Politique , et qui se passionne pour la révolution, parce qu'elle voudrait que toutes choses, y compris ses charmes , fussent remises dans l'état où elles étaient en i 793. Les Français ne désespèrent donc point de la ci-devant miss Owenson ; ils lui
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