‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 107 sur 263 · CORADIN, EUPHROSINE, LÉONORE, LOUISE, ALIBOUR · texte numérisé non relu

CORADIN, EUPHROSINE, LÉONORE, LOUISE, ALIBOUR

CORADIN, cro^ant toujours être seul.

Le sort en est jeté. Je ne saurais plus vivre. Celle que j'adorais n'est plus... Je veux la suivre. Je veux que son bourreau devienne son vengeiu*. Je veux que mes sujets à qui je fais horreur, En apprenant mon crime apprennent mon supplice; Malheureux! il est temps que ton toiurment fmisse , Meurs! le Ciel te condamne...

EUPHROSINE

Et moi, je vous absous.

Que vois-je? où suis-je? ô ciel ! Euphrosine, est-ce vous? Qui vous rend à mes pleurs.'' qui vous a préservée?

EUPHROSINE

Vous demiandiez ma mort, l'amitié m'a sauvée.

CORADIN

Alibour !

EUPHROSINE

Il osa me prêter son secours.

Il trompa mes bourreaux et conserva mes jours.

ALIBOUR

J'ai pris pour la sauver la route la plus srire , Comptant sur vos regrets, j'approuvai vos rigueurs. Et je fis le serment de servir vos fureurs; Mais cpii jura le crime a des droits au parjure.

COMEDIE. I.il

CORADIN

Dieu qui vois mes remords, Dieu qui îisdans mon cœur. Rends l'heureux Coradin digne de son bonheur.

EUPHROSINE

Je puis donc maintenant prouver mon innocence !

CORADIN

Quoi! vous justifier! Ah! je vous crois d'avance.

EUPHROSINE

Un jaloux ne croit rien; dans son coeur tour à toiu" Le soupçon naît et meurt mille fois en un jour. Si je ne confonds point Taffreuse calomnie, Un nouveau piège encor peut menacer ma vie; Je veux donc dévoiler un mystère odieux.

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