‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 112 sur 263 · UN JEUNE IIOM.ME · texte numérisé non relu

UN JEUNE IIOM.ME

O du sort aveugles drcrefs !

Cher prince! faut-il donc qu'une langueur mortelle Flétrisse une jeunesse et si tendre et si belle, Et change, à ton printemps, tes roses en cyprès?

TOUS

Ciel! ne sois point inexorable.

ANTIOCHUS, se soulevant sur son Ut.

Oui me délivrera du tourment qui m'accable? O mort! toi que ma bouche invoque en ce moment, Que vers les malheureux tu marches lentement!

( // retombe sur son lit. )

CHOEUR

Ciel! ne sois point inexorable; A ce cher prince accorde ton secours; Qu'il vive heureux autant qu'il est aimable ! Qu'il vive heureux aux dépens de nos jours!

ANTIOCHUS; s'enveloppani de sonniantcau, s'assied sur son lit.

INIes amis, retenez vos plaintes et vos larmes,

Vos consolations aigrissent ma douleur.

Il est affreux pour moi de causer tant d'alarmes,

Affreux de voir sur vous retomber mon malheur.

Eloignez-vous de moi. Laissez-moi la douceur

De n'avoir que moi seul témoin de ma souffrance.

C'est en secret que j'aime à répandre des plems. La solitude et le silence Sont mes plus chers consolateurs.

{Il se lève., j ait quelques pas et retornJje sur un siège, comme accablé de Vejjort qu'il ajait. On veut aller à lui; mais il fait signe qu'on se retire. Alors le chœur s'éloigne en chantant le plus pianissimo qu'il est possible. )

Comédie. i4i

CIIOEUK.

Ciel! ne sois point inexorable; A ce cher prince, etc.

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