‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 219 sur 263 · CLÉONE, DORIS · texte numérisé non relu

CLÉONE, DORIS

CLEONE.

Conduite dans ces lieux par l'ordre de mon père , Dis-moi, chère Dorls, que faut il que j'espère?

Pourquoi , près du temple des dieux , Me fait-il devancer le peuple qui s'assemble ? L'ordre qu'il m'a donné.... son air mystérieux.... Ici seule avec toi.... je ne sais.... mais je tremble.

DORIS

Le père d'Anténor habite dans ces lieux.

CLÉONE

Ces lieux?.... Tout m'y paraît aimable.

Pourquoi m'inspirent-ils ce trouble inconcevable ! Ils n'ont rien d'effrayant.

DORIS

Sans doute qu'à vos yeux Se montrera bientôt celui qui les habite.

CLÉONE

Ah ! ne me quitte pas.

DORIS

Quel effroi vous agiter*

Anténor.

CLÉONE

Anténor? Mais à chaque moment Pourquoi me répéter ce nom ?

DORIS

Il est charmant.

CLÉONE

Et pomquoi pensez-vous qu'il faille m'en instruire ?

DORIS

Je ne vous l'apprends pas , je ne fais que le dire.

CLÉONE

Expliquez-vous, Doris; je ne vous comprends pas. DORIS.

Pour que vous m'entendiez , je parlerai plus bas. Dans ce jour, m'a-t-on dit , les nœuds de l'hyménée, Vont du jeune Anténor fixer la destinée. J'ignore la beauté qui recevra ses vœux ; Mais au sort de l'époux mon âme s'intéresse,

II est brave, beau, généreux :

Jouissez comme moi de sa vive allégresse : C'est un heureux de plus.

CLÉONE

Doris, ils seront deux.

DORIS

Vous dites....

CLÉONE

Laisse-moi.

DORIS

Vous m'avez entendue.

35o CALLIAS,

CLÉONE

Ah ! laisse-moi : je dois me cacher à ta viie.

DORIS

Je me retire,

CLÉONE

Attends.

DORIS

Je dois vous obéir ; Et vous laisser ici, ce n'est point vous trahir,

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