‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 229 sur 263 · CLÉONE, MÉGÈS · texte numérisé non relu

CLÉONE, MÉGÈS

CLÉONE , se lève en voyant son père.

Mon père, venez- vous m'annoncer mon malheur?

MÉGÈS

Tout est perdu, ma fille , et le Perse est vainqueur.

CLÉONE

Ah ! je le pressentais.

MÉGÈS

O fatale vieillesse !

Il faut donc que je meure inutile à la Grèce! Sans pouvoir la braver, j'attendrai donc la mort?

CLÉONE

Non. Dans ce moment même il faut tromper le sort.

MÉGÈS

Quel espoir?

M'aimez-vous ?

MÉGÈS

Ail ! ma chère Cléone !

CLÉONE

11 faut me le prouver. Si tout nous abandonne, Jurez-moi d'accomplir le dernier de mes vœux.

MÉGÈS

Parle.

CLÉONE

Si l'ennemi pénètre dans ces lieux;

366 CALLIAS

Avant que nous soyons victimes de sa rage, Avant qu il me saisisse, et que sa main m'outrage, Mon père, plongez-moi ce poignard dans le sein.

MÉGÈS

Ma fille, je le jm^e; et c'était mon dessein.

CLÉONE

Ah! je vois que je vous suis chère.

Je nal phis rien à redouter, Et je mourrai du moins de la main de mon père.

31ÉGÈS.

O de la li])crté sublime caraclcre !

Rien que le déshonneur ne peut tépouvanter. Mais quels cris^,...

CHŒUR derrière le théâtre.

Victoire I A ictoire !

Mon père , entendez-vous?....

CHŒUR

Gloire 1 éternelle gloire î

CHŒUR au fond.

Les (lieux ont comLatlu pour nous:

Le Perse est tombé sous nos coups.

CLÉONE ET MLGÈS.

0 transport ! ô moment trop doux !

Les dieux ont combattu pour nous.

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