‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 255 sur 263 · UN VAL · texte numérisé non relu

UN VAL

Ah! vous y voyez bien , • Monsieur, et sur ce point il ne vous manque rien,

DAMIS

Pour moi cette aventure est encore un mystère.

LINVAL.

La preuve cependant me paraît assez claire.

DAMIS

Oui, cela paraît clair, j'en conviens.

LINVAL.

C'est heureux.

DAMIS

Mais au lieu d'un portrait, si nous en trouvions deux, Le fait s'expliquerait..,. [Il cherche.)

LINVAL.

Epargnez-vous la peine.

DAMIS

Ma foi, j'y suis tout seul.

LINVAL.

Le cœur de Célimène , Me disiez-vous, monsiem-, n'est point à dédaigner.

DAMIS

Oui , c'est moi que l'on aime ; il faut m'y résigner.

LINVAL.

Il ne me reste plus qu'à vous céder la place.

Je le crois comme vous: mais tout chagrin s'efface; Le vôtre passera.

LINVAL.

Comme votre bonheur.

DAMIS

Mais avouez au moins que j'ai bien du malheur; J'ai voulu vous donner ce cœur que je vous ôte, Et si je plais enfin, ce n'est pas de ma faute. Mais si nous nous trompions?... Car... Attendez-moi là; Je veux que Gélimène explique tout cela.

{Il sort.)

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