SUR F.-B. HOFFMAN. XLV
et toujours Hoffman avait trouvé un prétexte pour se soustraire à cette invitation. Enfin , un jour son confrère renouvela ses instances en ternies si obligeans et si affectueux , qu'il triompha de toutes ses répugnances, et qu'Hoffnian lui promit de se rendre chez madame Gay. A l'heure indiquée, il se dirige vers la maison qu'elle habitait alors au faubourg Poissonnière , et lève le marteau ; mais avant de le laisser retomber, il réfléchit que ce diner pourrait bien n'avoir été arrangé que pour influencer ses opinions sur un des livres dont il est chargé de rendre compte : plein de cette idée, il pose doucement le marteau et s'en retourne dîner seul au Palais-Iloyal. Plus tard , il s^excusa de son impolitesse 5 mais il n'en donna pas le véritable motif.
Hoffman pouvait d'autant mieux se livrer à son goût pour la solitude , qu'il était veuf depuis long-temps *, et que les deux fils qu'il avait eus de son mariage suivaient la carrière des armes. L'aîné, officier distingué, mourut en 1816 d'une manière
* Il avait épousé la fille de M. BouUet , premier machiniste ile rOpéra," et très«iiabiie dans sou art.