‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 33 sur 263 · LIV NOTICE · texte numérisé non relu

LIV NOTICE

lorsqu'un messager de sinistre augure vint me chercher de la part de la personne qui lui prodiguait les soins les plus affectueux et les plus désintéressés : j'accours, j'arrive ! Hoffman venait d'expirer 5 il

n'avait pu faire entendre que ces mots : « Je me sens mal je meurs ! ! ! «

On me remit , selon ses intentions , un écrit qui contenait ses dernières volontés ; il ne l'avait tracé que depuis trois jours. Son fils se trouvant à Paris, il fut aussitôt averti de ce funeste événement , et s'empressa de venir joindre ses larmes à celles qui coulaient déjà auprès du corps de son père. Certain que tous les devoirs lui seraient rendus, je m'arrachai de ce lieu de douleur pour aller moi-même remplir ceux que m'imposait la piété filiale. Jamais le souvenir de cette fatale journée ne s'effacera de ma mémoire !

Hoffman repose au cimetière de l'Est , non loin du général Foy. De nombreux admiiateurs de son talent l'ont accompagné jusqu'à cette éternelle demeure. J'ai entendu ses derniers soupirs 5 mais je n'ai pu rendre hommage à sa dépouille mortelle !

SUR r.-B. HOFFMAN. LV

A mon retour, mon premier soin a été d'entreprendre le religieux pèlerinage de l'amitié , et de consacrer mes veilles à rassembler les titres de gloire de celui dont on peut dire ce qu'Horace disait de Quinctilius : <f II est enseveli dans un sommeil qui » ne finira point 5 l'honneur, la bonne foi, n sœur incorruptible de la justice , retrou- " veront- elles jamais un mortel qui lui res- » semble ? »

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