‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 130 sur 269 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LES PRÉCEDEl^S , INA.

EDGARD,

Viens , fille digne de moi. : . ^

INA

Oh f mon père , je sens votre bonheur,

ciraEtrit.

Père auguste , fille chérie ,

Jouissez de votre bonheur :

Belle Ina, que votre âme oublie

Ce jour passé dans la douleur,

Et qu'il soit le dernier malheur «

Qui puisse affliger votre vie. *

( Pendant ce chœur, Ina sourit successswemet^ à fouies les ^ périmées de sa cour, et dorme ia main à Dalinde, qui Imfihe ^ ^enpux et la baist,^

92Q ARIODANT

EDGARD

Ma fille , voilà le héros par qui Thonneur fest rendu. J'ignorais son amour....

INA. ' Je n'osais vous avouer le mien. De deux rivaux qui se disputaient mon cœur, l'un voulut me condamner à la mort et à l'infamie , l'autre me rendit la vie et Finnocence.

EDGABD.

Ariodant, mon fils, voilà ton épouse; elle seule peut payer tes vertus.

m\ et ARIODANT dans les bnt d*£dgard.

O mon père !

EDGARD

Que tout se dispose pour l'hymen de ma fille. Le jour où son innocence éclate , est le jour le plus propice pour un nœud si sacré.

Arrêtez , seigneur : avant de mériter un si noble prix , j'ai un devoir à remplir. Le calomniateur de votre fille respire encore , il est libre ; je l'appelle au combat; je veux qu'une vengeance solennelle efifiraie les monstres qui tenteraient de l'imiter; je veux devant ce peuple lui faire confesser son crime , et l'immoler à la vertu qu'il outrage.

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