‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 139 sur 269 · LE PATRE · texte numérisé non relu

LE PATRE

Tous amis, il n'y a point d'étrangers.

VENERANDE.

En ce cas , écoutez :

Dans ce château , que dieu confonde !

Un scélérat commande en paix,

Eit couvre d'xme nuit profonde

Et sa déhanche et ses forfaits.

Mais on m'a dit , et je répète , •

Que quand on peut tout ce qu'on veut , '

On veut aussi tout ce qa'on peut ,

Jamais la soif n'est satisfaite ;

Et Ton fiait tant que tôt ou tard ,

Soit par justice ou par hasard ,

Il faut enfin payer sa dette.... ^

La volonté de Dieu soit faite !

a38 LÉON,

CMOXXTR.

La Tolonté de IKen ^bitCûte.

YEKEKANDE.

Et la princesse et Ei bergère Doiyent trembler qa^en ce séjour.

Loin d^on amant , loin S!jmt mère , Il les immole à son amonr.

Léon jouit de sa conquête ; Car quand on peut tout cie qn^on veut, On veut aussi tout ce qu'on peut ; Mais^d'un vengeur le bras s'apprête ; n Canodra bien que tôt ou tard , Soit par justice ou par basard Le scélérat paie sa dette....

La volonté de Dieu soit faite !

CHŒUR

La volonté....

PETRINO interrompt

Paix ! paix ! voilà deux hommes q[ae je ne connais pas.

YENERANDE.

Âh! ah ! qat viennent-ils faire ici?

PETRINO.

Ce sont les mêmes qat j'ai déjà va passer ce matin.

i£ Pâtre.

Bon ! ce sont des étrangers. Ils entrent dans le petit bois.

PETRINO.

Ce n'est rien , ce n'est rien. Continuez , dame Yénérande.

YENERAimE. v

A sa débauche , à sa furie , Léon ajoute un trait plus noir ^ Le sortilège et la magie Sont le soutien de son pouvoir.

beaMe. 239

Jugez du sort qa^il nous apprête ;

Car comme il peut tout ce qu'il veut,

Il veut aussi tout oe qu'il peut :

Mais on m'a dit , et je répète , ^

Qu'il fera tant que tôt ou tard....

Mais c'est assez , plus de retard

Amis , songeons à notre fête....

La volonté de Dieu soit faite !

Ne songeons plus qu'à notre fête , La volonté de Dieu soit faite.

Vous connaissez donc quelqu'un dans ce château?

VENERANDE.

Hélas, oui! Ferrant, le concierge de cette horrible maison , servait autrefois chez le seigneur Ronmalde, votre digne maître. U était honnête homme alors ce Ferrant , je lui voulais du bien , et il ne s'en est pas fallu de cela qu'il ne fût mon mari; mais il fut pris par les soldats de Léon, et depuis quHl est dans cette caverne on dit qu'il est aussi scélérat que son maître.

PETRINO.

Est-il possible !

VENERANDE.

C'est assez, mes amis, c'est assez. J'attends ici notre bonne maîtresse, éloignez-vous, préparez tout pour la fête, mais ne vous réjouissez tout-à-fait que quand on vous dira de vous réjouir.

CSOJEVR.

O dieu ! protège l'innocence ; Rends-nous le calme et le bonheur, Et laisse tomber ta vengeance Sur le méchant y sur l'oppresseur.

ll4o LEOIf,

TENERANBE-

La voilà, la voilà! {Laurt pamii,)

ctroxuM, Protège la £dble innocence , Entends nos voeux ! vois sa doolenr!

O ciel ! signale ta puissance , Rends-loi la paix et le bonheur. {Bs sortent^

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