DRAINE
ROMUALDE.
Jjà trêve n^expire que dans trois jours; profitons du calme qu'elle nous laisse. Après votre hymen, Laure sera conduite dans un lieu sûr, et à Tabri des poursuites de Lëon.
VENERANDE.
Seigneur, les habitans de ce canton sont venus pour vous offrir un témoignage de leur amour; je vais les rappeler, ils n^ont point oublié que c'est aujourd'hui votre fête.
ROMUALDE.
Oui , tu as raison , c'est ma fête , je fais le bonheur
de ma fille. Je vous laisse , mes enfans : je vais tout
disposer, tout presser pour votre union. Toi, ma
chère Laure , va rassembler mes vassaux. Je veux
qu^ils te voient , qu'ils sachent à quel prix on m'of-
fi'ait une paix honteuse; ils t'âmnent, ces bonnes gens,
et ce qu'a fait un père , chacun d'eux l'eût fait pour
toi.
LAURE
Ah! Louis, je ne puism'exprimer.... {EUe sort.)
VENERANDE, en torUnt.
J'avais bien raison de dire : Cehii qui est li-haut en sait plus que nous.