‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 220 sur 269 · REINE, CÉSAR · texte numérisé non relu

REINE, CÉSAR

REINE

Oui, mon cher César, en attençl^nt que Julie ait trouvé un expédient pour vous faire souper avec nous, il faut que vous restiez caché dans Tun de ces cabinets.

CÉSAR

Dites,- moi, ma reine, y a-t-il des hommes dans

cette maison?

REINE

Non; mon père et Bertrand sont partis.

CÉSAR

C^est qu^en tâchant de m'introduire dans le verger, j'ai vu dans l'ombre un petit monsieur qui semblait avoir le même dessein. J'ai couru sur lui , il a disparu*

REINE

C'est sans doute quelque personne mal ititentionnée qui venait du bois voisin , mais votre présence me rassure.

CÉSAR

Tant que je serai près de vous , n'ayez aucune

crainte. Âh ! ma reine , je voudrais vous voir attaquée

par tous les brigands de la forêt , pour avoir le plaisir

de vous défendre.

REINE

C^est cela aimer! ah! quand pourrais-je vous nommer mon époux?

4o8 LES RENDEZ-VOUS BOURGEOIS,

CÉSAR

Quand serai-je le roi de ma reine!

REINE

Ma cousine peut venir, passez dans ce cabinet.

GËSAR , veut ouvrir le cabinet où est Charles*

H ne s'ouvre pas.

REINE

Eh bien ! dans Tautre ; enfermez-vous , et attendez que je vous appelle.

' CESAR

Bel astre ! ne tardez pas à luire pour moi.

REINE , en s*en allant.

B e»t charmant ! il est charmant!

(Elle sort.)

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