SCÈNE XVII
CESAR, seul.
Personne ne paraît , il n'est pas encore temps d'entrer dans ma retraite.
^(Charles enir* ouvre sa porte y et voit le grand chapeàa de César.)
CHARLES , à part.
Ah! mon dieu! qu'est-ce que c'est que çà?
CÉSAR
Je vais donc passer une soirée délicieuse ! j'entends toujours des amans se plaindre; je n'ai jamais cette satisfaction , tout me réussit.
CHARLES, à part.
Il est bien heureux!
CÉSAR
D'autres ont affaire à des rivaux redoutables; moi^ quand j'ai un rival ^ je le tue , et tout est dit. (Charles rejerrne sa porte.) C'est trop de bonheur, en vérité.
OPÉRA-BOUFFOK^ 4^9
AIR
Fortune ! en ce monde Ta fais trop pour moi ; Ta main me seconde ,' Je ne sais pourquoi :
Toujours sans obstacles , Tu combles mes yœux ; Pour me rendre heureux , Tu fais des miracles.
Ah ! de ta Caiveur Sois donc plus avare ; Jouissance rare Est plus douce au cœur.
Par quelques alarmes Viens donc m'afBiger; L'amour sans danger Est presque sans charmes.
Trompe me^ désirs Et mes espérances ; De quelques souffrances Mêle mes plaisirs.
Mais j'entends du brifit, il est temps de mê^tirer. (// entre dans le cabinet à droite.)
Notez qae les portes des cabinets s*ou?reat en dehors» de sorte que celui qai est dedans peut se faire voir .dn public sans être va des acteurs.