‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 31 sur 269 · SCÈNE- XV · texte numérisé non relu

SCÈNE- XV

JENNI, Villiam.

VILLIAM.

Ma Jenni !

JENNL Cher époux!

VILLIAM.

Viens dans mes bras, reçois les adieux de celui qui t'adore et qui ne regrette la vie que pour toi.

JENNI

C'est donc pour la dernière fois que je te presse sur mon sein?

YILLIâM, levant les mains au tlel.

Jenni , nous nous re verrons un jour. Nous nous reverrons, ma chère; sans cet espoir, qui console l'innocence , l'homme maudirait sans cesse la main du

créateur.

JENNI

Rien n'a pu le fléchir : ah ! cher époiix, si tu savais...

je n'ose m' exprimer, l'horreur glace ma langue , et

ma honte m'accable. Si tu savais à quel prix l'infâme

m'accorde l'espoir de te conserver.

VILLIAM.

N'achève pas, Jenni; n'empoisonne pas mes derniers momens. Eh quoi! tu as pu supplier mes bourreaux ! tu as pu t' abaisser, t' avilir à ce point; la vertu a flatté le crime. Malheur à toi , si tu balances un moment entre la honte et l'honneur ! ah! n'ajoute pas à mon supplice; c'est bien assez pour moi de te laisser malheureuse.

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