LIN VAL
Vous vous âtttendrissez
DAMON
Parbleu ! vous êtes trois contre un , comment y tenir? mais conmient m' acquitter envers le père d'Isabelle?
LINVAL.
Donnez à Isabelle une dot sur le bien que vous me destinez; donnez-le lui tout, si vous voulez, et qu'il me reste Alexandrine et votre amitié.
DAMON
Ce procédé me raccommode avec toi.
TOUS TROIS
Âh! le bon oncle!
DAMON
Allons, Isabelle, je vais donc vous ramener che^ votre père , et vous y prendrez l'époux qui vous convient : c'est pourtant la première fois qu'on me fait faire ce que je ne voulais pas.
LINVAL.
Vous ne vous en repentirez point.
rAUOEriLLE.
ALEXANDRINE
Pour ne pas qaitter son amant , Il n'est rien que fille ne tente ; Pour servir un doux sentiment , Il n'est ruse qu'elle n'invente.
Plus d'une autre , sans doute , a pris Ce déguisement si commode :
Ainsi ne soyez pas surpris Si les jockeis sont à la mode.
COMEDIE. loî
DAMON
A mes mœurs je n'ai rien changé , Et je suis an peu du vieux style ; Jusqu'à présent j'ai négligé D'un jockei l'usage inutile ; Je yeux pourtant faire un essai De cette agréable méthode :
Qu'on me donne un pareil jockei , Et je vais nie mettre à la mode.
LINYAL, au parterre.
L'amour, dans nos amusemens, A presque toujours l'avantage ; Ses ruses , ses déguisemens , Voilà nos ressources d'usage :
L'auteur vient de faire un essai De ce moyen simple et commode ; Messieurs, tâchez que son Jockei Reste quelque temps à la mode.
FIN
COMÉDIE EN UN ACTE ET EN PROSE