MELE DE MUSIQUE
lEP&ÉSENTÉ POUR LA PREMIERE FOIS SUR LE THEATRE FA VAUT y LB 19 VENDÉMIAIRE AN Vil ( 1798}»
PERSONNAGES
EDGÂRD, prince de Fancienne Ecosse.
INA,fiUed'Edgard.
OTHON, prince hîbernien.
ARIODANT, simple chevalier, amant d'Ina.
LURCAW, frère d'Ariodant.
DALINDE , suivante d'Ina.
Deux Brigakbs.
Hommes et Femmes de la cour d'Edgard.
Juges.
Soldats.
La scène est dans le château d'Edgard.
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Le sujet de cet opéra est emprunté à VOrlando de FÂrioste. L'auteur de Màniano et Stéphanie ayant précédemment puisé à la «même source , sans que M. Hoffiman en fut informé, réclama la priorité pour son ouvrage dès qu'il apprit qviAriodani allait être mis len répétition* Les cpiûédiens , qui n'espéraient pas autant de la pièce de M. Dejaure que de celle de M. Hoffinan , voulurent passer outre, bien que Moniano ffit le premier en date sur le registre des réceptions. Instruit de cette circonstance, l'auteur à'Ariodont déclara ^e son ouvrage ne serait représenté qu'après celui de son confrère en Apollon , n'entendant pas être la cause , ni même le prétexte d'une injustice. jLc comité voulait encore résister; mats il se rendit à la menace que fit M. Hofiman de retirer son opéra. Monicmo fut donc joué le premier et obtint beaucoup de succès, grâce à la partition de M. Berton , Tun des chefs-d'œuvre de la musique françsûse. Nous avons cru devoir rapporter ce fait pour prouver qu'à cette époque les auteurt^ savaient respecter mutuellement leurs droits, et ne convoitaient pas le monopole du répertoire : il est vrai qu'alors on regardait encore comme un art ce qu'on ne considère plus aujourd'hui que comme un métier.
Les deux auteurs ayant suivi une marche différente, le succès de Montano n'empêcha pas celui d' Ariodant. Le drame de M. Hoffman est conduit avec une grande entente de la scène ; tout y est sagement itiotivé : le '
troisième acte est d'un vif intérêt , et le dénomment aussi heureux qu'imprévu. Quant à la musique , on sait que Méhul n'a rien produit de plus dramatique. te bel air de Dalinde :
Calmez, calmez cette colère , etc. ^
est encore donné aux élèves du Conservatoire comme objet d'étude et de concours. La romance :
Femme sensible , entends-ta le ramage, etc.,
obtint dans le temps un de ces succès -qui suffisent pour mettre un opéra à la mode. Ariodant serait nou^ veav pour la génération actuelle. Plusieurs fois le ccmiité, de Feydeau a décrété la reprise de cet ouvrage ; mais sqs décrets n'ont pas été mieux exécutés que certaines lois. Ce qui pourrait peiît-^Stre valoir à ce chef-d'œuvre musical les honneurs d'une résurrection , c'est que Méhul est mort depuis plus de dix ans, et qu'en vertu de cette prescription décennale, le& droits; dç &^& héritiers se trouvant éteints^
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ARIODAIVT.