‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 170 sur 222 · XCV. - -2 JUIN · texte numérisé non relu

XCV. - -2 JUIN

FKR.MAT A CLKRSELIER (').

DIMANCHE 2 jL'ix KiaS.

(D., III, '17; lîib. nat. fr. 3380, n. acf[., f" 57-Gi.)

■MoNSiEun,

1- .le suis si passionné pour la gloire de 31. Descartes que vous ne pouvez m'ohliger plus sensiblement qu'en combattant les opinions du scc[)tique qui s'oppose à ses sentiments. Mais prenez garde, Monsieur, i[u'il importe de conduire votre travail jusquesau bout, et de renverser l'iilii'rcrnent sur leurs auteurs tout ce que vous appelez ou paralogismes ou sophismes. Il ne sulTit pas de dire que le sens de !\F. Descartes a été mal pris par ceux qui le reprennent; il faut prouver que l'explication que vous lui donnez va tout droit et sans détour à sa conclusion, et qu'entin sa preuve est démonstrative.

2. Nous avions cru que la balle qui conserve sa direction et sa route ne perd point sa détermination, et nous l'avions avec (|uelque raison inféré de la différence que M. Descartes établit entre le mouvement et la détermination. Mais, sans nous empresser davantage à prouver la conséquence que nous tirions de son raisonnement, nous nous tenons pour sullisammcnt avertis de sa pensée et de la vôtre, qui veut « que la détermination d'un mobile soit réputée changer, non seulement quand il quitte la ligne dans laquelle il se mouvoit auparavant, ou quand il se meut à contre-sens dans la même ligne, mais encore en se mouvant du même sens dans la même ligne droite, pourvu que ce soit moins loin (ju'il n'étoit déterminé d'aller en ce sens-là.

VA c'est en cette troisième façon », dites-vous (-), « que la quantité de la détermination de la balle est devenue moindre autant que le

(') Réponse aux Lettres XCIII et XCIV.

Page 1