‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 36 sur 222 · XIV. - Il OCTOnRE 1C3G · texte numérisé non relu

XIV. - Il OCTOnRE 1C3G

H015ERVAL A FERMAT {').

sa.iii:di 11 ocToiiBE 1G3C.

(/■«, |i. i3S-i'|i-) MOXSIF.UR,

1- Je VOUS envoie la (leiiionslcatioii de la proposilidii i'(iii(laiiieu(ale (le iioirc Mérliaiii(|iie, ainsi ([lie je vous l'ai [ironiise. Kn ([uoi je suivrai l'iirdre eomiiiiiii (re\|tli(niei' auparavant les délinitions el |)rincipes des(niels nous nous servons.

2. Nous a|i|)(dons en général um' pi/issa/icc relie (jiialilé par le moyen de hupielle (pi(d(|iie eliose (|iie ce soil (end ou aspire en un aiilre lieu que celui oii (die esl, soiî en bas, en liaul ou ii (•("ilé, soil ipie celle (pialilé convienne naliiridleinenl à la chose ou ipTidle lui soil coinniiini(|uée d'ailleurs. De la(|U(dle détinilion il s'ensiiil (|iie linil poids est une espi'ce de puissance, piiisijue c'est une ((iialilé par le moyiMi de la(|U(dle les corps aspirent, vers les [)arlies inrerieiires.

Souvent nous appidons aussi du nom de puissance la même (diose à la(|uelle la puissance convient (commo un corps pesant est appcdé un poids), mais avec cette pré(;aution (|iie ce soit à l'égaril de la vraie |)uissance, laquelle, augmentant ou diminuant, sera appelée plus grande ou moindre puissance, (|iioi(pie la chose ;i (jiioi (die convieiil demeure toujours la inéine.

Si une puissance est pendue ou arrêtée à une ligne llexilde el sans poids, la(|ii(dle ligne soil attaché(> par un hoiit à (piid(|iie arrêt, en sorte ([u'cdle soutienne la puissance tirant sans empéchemonl contre celle ligne, la puissance el la ligne prendroni qu(d(|iie position, en

(') liopoiisc à l:i LoUrc XIII. — I.c lexlc do la présente a iHlS connue ccini tlu l.i I.cUic VIII. icsllliiù d'iipii'S lo niaïuiscril lii' lii liil)liotlièqiie Nationale, hiiiti n" 7^:20, f" 3i cl .siii\ .

laquelle elles domeiireront en repos, et la ligne sera droite par forée. Soit icelle ligne appelée le pendant ou la ligne de direction de la puissanee; e( le point, par letpiel la ligne est attachée à l'arrêt, soit appelé U\ point d'appension, lequel pourra être quelquefois au bras d'un levier ou d'une balance; et lors la ligne droite, menée du centre de l'appui du levier ou de la balance jusques au point d'appension, soit appelée h distance ou le bras de la puissance, laquelle dislance ou bras nous supposons être un(^ ligne ferme considérée de soi sans poids. Davantage, l'angle, compris du bras de la puissance et de la ligne de direction, soit appelé Vangle de direction de la puissance.

Premier axiome. —Après ces définitions, nous posons pour principe qu'au levier 'et ii la balance, les puissances égales, tirant par des bras égaux et des angles de direction égaux, tireront également; et, si en cet état elles tirent l'une contre l'autre, elles feront équilibre; que si elles tirent ensemble ou de même pari, l'elTet sera doublé.

Si, les puissances étant égales et les angles de direction égaux, les bras sont inégaux, la puissance qui sera sur plus grand bras fera plus d'effet.

Comme en cette première ligure {fig- Sg), le centre de la balance

ou du levier étant A, si les bras AB et AC sont égaux et les angles AIJD, ACli égaux, les puissances égales D, E tireront également et feront équilibre. De même, le bras AF étant égal à AB, l'angle AFG à l'angle ABD, et la puissance G à la puissance D, ces deux puissances G, D tireront également et, pour ce qu'elles tirent de même part, l'effet sera

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