LXIII. — JEUDI k JUIN 1C
lAlII.
FERMAT A MERSENNE (')
JEUDI k JUl.N 1648.
(B„2vg
Voici la consh'udioii de la question des Iniis Iriaiiiçlcs (jiiorurn (ircfc consliliiutil iria latcra trianguli reclan gidl numéro (-).
Trouvons un Irianglo de telle sorte que la somme de riivpolénusc et de l'un des cotés soit quadruple de l'autre e(Mé.
Ce qui est t'ait ainsi. Soit le dit triangle :
Funnabuntnr Iria Iriangida rcrtangula :
priinitm abs R-t-4S et îW — ^S, secundiiDi abx 6 S et W — 2 S.
terlium ahs Jj S -t- T et \'i — 2 T.
(') Fragment de lettre inédil.
(-) Cp. rObservutioi) XXIX sur Dioplianle.
278 Œ U V H i: S I) K F !•: K M A P. - C (» lî H K S 1' () M t \ N ( ; i:.
Hoc csl : in hoc exeinplo i/i s/icrir /on>ia/>//iif :
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lAIV.
KEHMAT A SÉdLMKIÎ ( ' ).
inRiii !) JUIN 1648.
( Bill. liât. l'r. 173SS, f« 7/1 f.) MONSEIG.NEIR,
Je sçai que la vertu et le sçauoir sont les seules recommaiulalious qui peuuent obtenir vostre protection, et que c'est sans doute auec (ro[) de confiance que je prens la liberté de vous demendcr une grâce (-) (|ue i'aduoue n'auoir pas méritée. Mais ie seai aussi, Monseigneur, que vous aués assés de bonté pour conter parmi les bonnes qualilcs l'inclination de les acquérir, ("est la seule qui ne m'a iamais abandonné et mon ambition a tousiours esté assés hardie pour me faire considérer les Ixdles lettres comme une conqueste aisée en mesme temps que ie sentois bien et que l'expérience m'a faict cognoistre qu'elle esloit au dessus de mes forces. C'est donc a des mouvements imparfaicts et au désir seul de mériter quelqu'une de vos faneurs que ie vous coniure, Monseigneur, d'accorder celle que M. de la Chambre a voulu prendre le soin de vous demender de ma part. Si ie ne suis pas
(') Publiée p;ir .M. Charles lloiirv ( Rec/icrc/iew p. 63) d'après l'uriginal doiil amis reproduisons l'oilhographe.
(') Le ïg aoùl iG|8 Fermât fui dépiilé à Castres « pour tenir cl desservir séance do la oliambre de l'édil avec les présidents et conseillers de la rcliijion ])rétendue rélbrniée » (Histoire générale du Ltini^iiedoe. tome XIV, Toulouse li^jG, col. 'ioCj; c'est |)ent-ètrc celle nomination qui faisait l'objet do la présente requête.
L\V. - MAHDI 18 AOUT ir,V8. 27i)
capable do m'en rondre digne a l'adiienir, ie la recognoistrai du moins |iai' le respeet auec leqmd ie vens eslre toute ma nie.
Monseigneur,
Vostre très humble, très obéissant et très obligé seruiteur,
Fermât.
A Tolosi' le 9 iuin 1648. ( .-/drefse.)
A Monseiirnear igné II Chancelier.
A Paris.
Monseigneur le
FHH.MAT A LA CHAMBRE (Martin CUREAU de) (').
MARUI 18 AOUT lG'l-8.
!■ Bib. X.it. fr. 17390, f» iij 1'°.)
.MoNSIELU,
.l(^ ne vous ai point entretenu iusqu'ici d'all'aires publiques, mais pnuree que les véritables mouvements d'un arrest que le parlement a donné n'ont pas esté peust estre cognus chez Monseigneur, i'ai dressé un mot d'escrit ou vous le treuueres, ie vous l'expose sur rasseurancc (|ue i'ai et de vostre prudence et de l'honneur que vous me faictes de m'aymer. 11 ne verra qu'autant de iour que vous voudres, outre (jue ma politique est très foible et très bornée, ie ne pretens par lit vous l'aire paroistre que mon zcle pour le seruice du roi et mon respect |)oiir les volontés de Monseigneur. Si cest escrit ne peut pas seruir a cela
(' ) Publiée par M. Cliarlos Henry ( Rcclicrcliex, p. G7) d'après laulograplic.
280 Œ r \ Il i: s n e f e i\ m \t. — c o iiu e s p o n n a n c e.
iiiosmo, pxciisos lUi moins mos faulos et faictos moi la grâce do les Icnir cacheos t'( de me croire tousiours,
^loiisiciir,
Vostre (rcs Inimble cl
1res obéissant seruitciir,
Fermât.
A Toloso le iS août 16 18 ( ' ).
I I dresse.)
A Monsieur
Monsieur de la Chambre
chez Monseigneur le
Chancelier.
A Paris.