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ces forces, pressant également le levier, se résisteront l'une à l'antre, selon notre sens, encore même que l'une, comme A, fût plus pri's que l'autre du point commun C auquel toutes deux aspirent. Ht quand le levier ne seroit point horizontal, mais en telle autre position que l'on voudra, étant considéré [de soi] sans poids et toutes les autres choses comme auparavant, le même effet s'ensuivra selon notre jugement et la comparaison sera entièrement semblable à celle des poids qui sont à l'entour du centre commun des choses pesantes.
6. Nous ajouterons ici ce que nous pensons en ce cas des poids qui seroient inégaux joints comme dessus à une ligne droite ferme et [de soi] sans poids, pour mieux faire paroitre notre sentiment.
Soient deux poids inégaux A, ^{fig- 20), desquels A soit le moindre,
Fiff. ao.
et soit AB la ligne ferme qui les joint, dans laquelle le centre de pesanteur des anciens soit le point C. lequel ne sera pas au milieu de la ligne AB. Si donc on pose le composé des poids A, B de sorte que le point (1 convienne au centre commun des choses pesantes, nous ne pouvons croire qu'il demeurera en ce! état, le poids A étant entièrement d'une part du centre jdes choses pesantes] (^t [le |)oids | B | eutii'rement] de l'autre j)art. Mais il nous semble que le plus grand poids B doit s'approcher du même centre [des choses pesant(>s, jusqu'à ce (]u'une partie du dit poids B soit au delà du dit centre] vers A, comme la [)artie D, en sorte que cette partie D avec [tout le poids] A, étant d'une même part, contrepèsent avec la [)artie [E] restante de l'autre part.
7. Outre ce, nous avons encore une instance en ce cas qui semble conclure que la figure et le volume et encore la disposition des poids
vo (i:i\r>i:s m-: fkumat. — cohhksi'ondance.
doit ôlro consitlrro, il'aiilaiil (ni'iiii lorps pcsaiil semble devoir |)eser d'autant moins qn'il oecii|»era une pins graiule portion de la eirconférenee Ternie passant par le corps et décrite alentour du centre cointnun lies eiioses pesantes, ce (|ne nous expliquerons [)lus aniplenieul ci après sur votre second principe du levier. Or vous savez qu'un uiènie cor|)s. sous dillérentes figures, positions ou volumes, peut oecu|)er plus ou moins de cette circont'érence et, s'il y a cause pour laquelle un même corps doive moins jieser pro(diedn centre qu'étant plus éloigné, cidie-ci eu est pi'ut-ètre une, étant clair que, quoic|u"il (Vit toujours de même figure, position et volume, néanmoins, étant plus proche du l'culie, il occupera une plus grande portion de la cireonférenee susdite qu'étant plus éloigné. Mais, quand cela seroit, nous croyons qu'à peine seroit-il possible à l'esprit humain d'assigner les proportions de celle augmentation ou diminution selon les diflereuls éloignements du centre.
8. Si la seconde ou la troisième cause possible de la pesanteur des corps est vraie, il nous semble que l'on en peut tirer des [mémes| conclusions.
Soit le corps attirant AB(]|) {^/ig- 21) [sphérique |, diiqiud le centre
Fis. 31.
>oil II. et ([Ile la vcrlu d'allraclion soit égaleinenl épanduc par loutes li> parties du corps altirani, et soit le corps attiré L. considei-é premièrement hors le (;orps attirant en A.
Soi! menée la ligne droite Ali, à la([U(dle soit un plan |)erpendicu-