LUNDI 3 MAI 1G
Mon Rr.vi':r>E>{n Père,
1. H y a déjà quelquesjours que j'ai reçu votre dernière du 26 mars, où vous me mandez les exceptions (^) de ceux qui soutiennent l'Ecrit
(') A [larlir des mots el suffît, le Icxlc est conjectural. Le brouillon d'Arbogasl porte (les mois cil italique sont ceux pour ll^^squcls il a particulièrement hésité) :
« Et suffit lors que nous trouvons des équations impossibles, nous ayons pris le concours du mauvais côté etc. de sorte qu'il paroît même sans faire un plus grand retour. que l'équation soit toujours aussi -ù le concours peut exister et en aussi peu de temp? qu'on ()uissc imaginer. »
.Vrbogast a ajouté en note : « 11 me paroît que cette leçon est véritable, nous n'en avons pas mis la fin dans la copie au net, par ce que nous craignions do nous tromper. »
('■) Le texte de celle lettre a été corrige sur l'original, actuellement conservé à la Bibliothèque 'VictGr Cousin.
(') Ces e.tceptions se retrouvent développées dans \ Escrit de quelques amis de Monsieur de Fermât, imprimé Lettres de Detcarles, éd. Clerselier, III, 58. Mais Descartes ne l'avait pas encore reçu {voir ci-après, Lettre XXI.K, 3); c'est donc à tort que la note de l'exemplaire de l'Institut, reproduite par Cousin (OEuvres de Descartes, t. VII, p. aS). assigne à cet Écrit la date du i5 mars i638. Il ne doit avoir été envoyé qu'en avril; Descartes répondit seulement à Mersenne par la lettre III, Sg de l'édition Clerselier; la date du i4 avril i6î8, indiquée |>our cette lettre par l'annotateur anonyme (OEufrcs de Descartes, éd. Cousin, t. VII, p. 35) est également trop reculée, Iloberval n'ayant pas encore eu connaissance de cette réponse le i"' juin i(i38.