‹ OEuvres de Fermat (volume 5)Chapitre 129 sur 265 · II. — Fermât. 3i · texte numérisé non relu

II. — Fermât. 3i

24i ŒUVRES DE FERMAT. - CORRESPONDANCE.

9. Vous n'avez pas pris garde que je vous avois proposé, par ma précédente (*), de faire la même chose de l'enceinte entière du triangle, que vous demandiez de la somme des deux moindres eôtés.

Je suis etc.

( » ) Lettre XLIX, 10.

Ll. - 10 NOVEMBRE 16i2, 2Vi

FERMAT A MERSENNE (')

LL'NDI 10 ^OVE]iBRE 1642.

Mox Révékem) Pkue,

1. Bien que la colère du refus de M. le Chancelier (^) me dure, je ne veux pas rester de vous obéir et chercher toutes les occasions à vous donner des preuves de mon afTection et de mon service.

2. J'ai reçu ces jours passés une lettre de M. de Carcavi, par laquelle il me demande une question que M. de Roberval a résolue et à laquelle il a attaché cet éloge : Magni quidem facienda inventio, sedmaximi demonstratio geometrica, nec adeo/acilis ah analysi ad synthesin régressas, ut quidam imperiii, re non satis perspecta, existimarunt.

Cela m'a obligé d'y travailler et de l'envoyer par le précédent courrier à M. de (]arcavi; mais, pource que peut-être il ne se souviendroit pas de vous en faire part et que même, en l'écrivant k la hâte, il m'a semblé que j'y ai mis quelque chose de superflu, je vous l'envoie comme elle doit être (').

( *) Lettre inédile.

(') 11 s'agit (l'une nomination qu'attendait Fermât (Voir Lettre LU, 2), probableuïenl pour sortir des chambres des enquêtes et entrer dans celle de l'édil.

(') La pièce dont il s'agit est imprimée dans le tome I, p. 167 et suiv. La (juestion résolue par Roberval et traitée par Fermât est la construction du cylindre de surface maximii inscrit dans une sphère donnée.

3. J'attends après cela le Livre nouveau de rAnglois(') et vous conjure de ne vous rebuter pas de quoi je ne vous ai pas envoyé mon jugement de Fautre. Vous savez mes raisons, que je vous ai déjà alléguées.

4. Vous m'obligerez de me dire pourquoi je n'ai pas eu réponse de M. de Champbon, et de baiser les mains de ma part a MM. de Mydorge et Desargues.

5. Souvenez-vous de la communication des écrits de M. Frenicle, pour l'amour duquel j'ai travaillé après les nombres, et je m'assure que je vous piîrsuaderai quelque jour que mon travail n'a pas été inutile.

6. Je ne sais pas en quelle posture je serai dans l'esprit de M. de La Chambre depuis que la commission de Castres a si mal réussi.

Je suis, mon Révérend Père,

Votre très humble et très affectionné serviteur,

Fekmat.

Ce lo novembre i64'2. Tournez pour le problème ( * ).

( » ) Dans la correspondance de celte époque entre Descaries et Mersennc, l'expression de « TAnglois » désigne Ilobbcs, qui a donné en iG^i la première édition de son De cive: on y trouve également mentionné un autre auteur Je la môme nationalité, Thomas While « flius)^ qui publia, la môme année, ses De mundo diti/o^i très, où Descaries était crifujué. C'est peut-ôtre l'ouvrage sur lequel Fermât refusait^de donner son jugement.

( * ) f^oir page précédente, note 3.

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