VIII. ~ 16 AOUT
de toute sa force sur Tappui B, lequel appui, s'il n'est assez fort, rompra et le poids s'en ira avec son levier jusques au centre A.
43. Maintenant, soit divisé le poids, preniièrenient en deux parties égales et, ayant pris les arcs BC et CD, chacun d'un quart de circonférence, afin que tout l'arc CBD soit une demie circonférence, soit poser une moitié du poids en D, l'autre en C. Lors ces deux poids C [et j D, pesant vers A, ne feront point d'autre effet sur le levier CBD, sinon qu'ils le presseront également par les [deux] bouts C [et] D pour \v courber. Supposant donc qu'il est assez roide pour ne pas plier, ils demeureront [sur le levier] de même que s'ils étoient attachés aux bouts du diamètre DAC sans qu'il soit besoin de l'appui B, sur lequel \v levier, chargé de ses deux poids, ne tait aucun effort : quand cet appui n'y sera pas, le tout demeurera de même que quand il y sera, cf» qui est assez clair.
Que si le poids est divisé en plus de deux parties égales et, qu'étant étendu sur des portions égaies du levier, deux d'icelles parties se rencontrent aux points C, D, [et] les autres dans l'espace CBD, celles qui seront en C [et] D, ne chargeront point l'appui B; quant aux autres, elles le chargeront, mais d'autant moins que plus elles approcheront des points C, D, auxquels finit la chars^e. Ainsi, il s'en faudra beaucoup que toutes ensembJe étendues chargent autant l'appui que si elles étoient amassées en B; [elles ne pèsent donc pas de même].
14. Davantage, soient pris les arcs égaux BC [et] BD «y?^- ^5 K plui^
grands chacun qu'un quart de circonférence, et soit imaginée la ligne
droite DC. Puis, étant divisé le poids en deux parties égales seulement, soit attachée Tune en C, [etj l'autre en D. [Alors] il est clair que le levier, chargé des poids C, D, pèsera sur Tappui B; mais ce sera tout au contraire que si les deux poids étoient amassés en B. Car, si l'appui n'est pas assez fort, il rompra, et les poids, emportant leur levier, que nous supposons être de soi sans poids, ne cesseront de mouvoir tant (|U(» la ligne droite CD soit venue au point A, le levier étant monté en partie au-dessus de B, au lieu d(î s'abaisser vers A, ce qui seroit arrivé si les poids, étant amassés en B, avoient rompu l'appui. [Voyez quelle différence! |
15. Knlin, soit le levier comme auparavant Kfig* 2G), auquel soient les quarts de circonférence BC, BD et, de part et d'autre du point C,
soient pris des arcs égaux CG, CK, chacun moindn» qu'un quart. De mènH», de part et d'autre du point D, soient pris les arcs égaux, entre eux (»t aux précédents, DH, DF, tous commensurables au quart. Soit aussi divisé tout l'arc EBF en tant de parties égales qu'on voudra, en sorte que les points E, C, G, B, il, D, F soient du nombre de ceux qui font la division; et soit divisé le poids en autant de parties égales que l'arc EBF, lesquelles parties de poids soient posées aux points de la division du levi(»r.
Alors, les poids qui se trouveront posés sur les arcs EC et FD, déchargeront autant l'appui B qu'il étoit chargé par ceux des arcs CG, DH. Ainsi, considérant tous ceux qui sont sur les arcs EG et FH, ils ne chargent point l'appui [Bj, lequel, par ce moyen, ne sera chargé que