OCTOBRE 1687 > ( D, III
Mon Révérend Père, 1. Vous me mandez qu'un de vos amis, qui a vu la DiopHrique, y
( 1 ) Il s'agit de l'Ouvrage : Discorsi e dimostrazioni matematiche ùitorno a due nuove scienze attenenti alla Mecanica e i movimentali locall, del Signor Galileo Galilei, filosofo c matematlco priniario del serenissimo Grand Duca di Toscana. — Cou una Ap^ pendice del centra di gravita di alcuni solidi. — (}ui était alors sous presse à Leyde, chez les Ëlzevirs, et qui ne parut que l'année suivante, en i638.
(2) Réponse à la Lettre précédente. La date indiquée dans les annotations manuscrites de I^exemplaire dos Lettres de Descartes de la Bibliothèque do Tlnstitut, qui a été utilisé par Cousin pour son édition, est celle du 3 décembre 1637. Mais cette réponse de Descartos fut adressée par lui à Mersenne on même temps que sa Lettre (Clerselier, III, ^8), qui commence ainsi :
<ï Mon Révérend Père, j'ai été bien aise de voir la lettre de M. do Fermât et je vous w en remercie; mais le défaut qu'il trouve en ma démonstration n'est qu'imaginaire et ') montre assez qu'il n'a regardé mon Traité que de travers. Je réponds à son objection » dans un papier séparé, aûn que vous lui puissiez envoyer, si bon vous semble, et si » vous avez envie par charité de le délivrer de la peine qu'il prend de rêver encore sur u cotte malière. ...»
Or, dans la môme Lettre, Descartes dit avoir reçu « ces jours passés w quelques objections do Fromondus, auxquelles il a répondu dès le lendemain. Comme la lettre do Libcrl Froidmont est datée du i3 septembre 1637 et qu'elle fut transmise à Descartes le i5 septembre par Plempius (Domela Nieuwenhuis, Commcntatio de R. Cnrtesii commercio cum philosophât bclgicis, Louvain, 1828, p. gS), il faut adopter pour les réponses de Descartes à Plempius et à Fromondus (éd. Clerselier, II, 7 et 8) la date du 3 octobre donnée par l'édition latine d'Amsterdam des Lettres de Descartes, et non pas celle du >•; novembre supposée par l'annotateur anonyme de l'exemplaire de l'Institut.
Dès lors, notre Lettre XXIII doit avoir été écrite du 5 au 12 octobre 1637.