LUNDI 18 JANVIER
Mon Rëvérend Père,
1. Je sorois bien aise de ne rien dire de l'Écrit que vous m'avez envoyé (^), pouree que je n'en saurois dire aucune chose qui soit k l'avantage de celui qui l'a composé. Mais à cause que je reconnois que c'est celui même qui avoit ci-devant tâché de réfuter ma Dioptrique,
(*) LoUre doslinéc à Format et envoyée à Mersennc en môme temps que celle qui la précède (HI, 5)) dans l'édition Clerselier. Au lieu do l'adresser à Toulouse, le correspondant de Doscartcs la montra à Roberval et Etienne Pascal qui, prenant la défense de la Méthode attaquée, rédigèrent une Réplique (perdue). Elle fut envoyée, le 8 février i638, par Morsonno à Descartes, qui répondit vers le ^i février (éd. Clerselier, lU, 4'» à Mersenne; m, 57, à Mydorge) en faisant appel à Mydorge et Hardy comme juges. Le 26 mars, Mersenne fit part à Dcsearlos (qui répliqua le 3 mai par la Lettre XXVll ci-après) de nouvelles objections de Roberval et, probablement au commencement d'avril, ce dernier composa une seconde Défense de la Méthode do Format (éd. Clerselier, llï, 58). Ainsi fut engagé ce procès mathématique, auquel Format resta de fait étranger pendant toute cette phase {voir ci-après Lettre XXVI) et dont les pièces seront réunies dans le Supplément do la présente édition.
Le texte de cette Lettre XXV a été revisé d'après une copie ancienne dans le MS. Bibl. Nat. fr. n. a. f)iGo, f** 53 à 56.
(*) L'envoi fait par Mersenne vers la fin do décembre 1637 comprenait, outre récrit dont il est ici question {Methodus ad disquircndam maxiniam et min'unam, — De tan^ ^entibus Unearum curv*arum. Tome I, pages i33 à i3G), VIsagoge ad locos pianos et solides (Tome I, pages 91 et suiv.), qui, formant un paquet séparé, ne parvint à Descartes qu'un peu plus lard. Ces pièces avaient été remises à Mersenne par Carcavi.