‹ Œuvres de FlorianChapitre 198 sur 285 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

FIRMIN, seul.

Je demeure immobile de surprise et de douleur. Comment ! il faut perdre ma mère ou céder ma maîtresse! Ma mère, à qui je dois tant ; ma mère , dont le moindre bienfait est de m'ayoir donné la vie ! je la verrais à son âge traînée dans une prison, où, s&ns secours, sans consolation , elle ne mangerait qu'un pain noir, qu'on lui épargnerait encore, et qu'elle tremperait de ses pleurs! Non.... je ne le souffrirai pas ; non , grâce au ciel , je ne

suis pas capable de le souffrir je mourrais

plutôt mille fois... Mais abandonner Agathe ! manquer à tant de promesses , à tant de sermens , pour la voir passer dans les bras d'un autre , et la livrer moi-même à mon rival ! . . . . Jamais, non jamais ! cet effort est au-dessus de moi. Ma mère, mon Agathe, je ne puis choisir entre vous deux ; mon cœur vous chérit également : je sens même , oui , je sens. . . . Allons vite trouver ma mère , pour qu'Agathe ne l'emporte pas.

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