MARCELLE, FIRMIN
MARCELLE
JM os sieur Giraut m'avait promis de te cacher notre malheur ; il ne m'a pas tenu parole.
FIRMIN
Je lui en sais gré , ma mère. S'il vous arrivait quelque chose d'heureux , je serais fâché de ne pas l'apprendre; mais je le serais bien davantage d'ignorer un de vos chagrins.
MARCELLE
Tu ne l'aurais su que trop tôt : il fallait bien finir par te le dire , puisque personne ne peut venir à notre secours* firmih.
Vous n'avez donc plus d'espérance ?
MARCELLE
Aucune, mon cher ami; tu viens d'entendre toi-même ce que m'ont répondu le père Thomas et la veuve Mat burine. Auparavant, j'a*
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vais éié chez le bailli; il a prêté son argent. Deux autres' dermes anciens ami*-, à qui même j'ai rendu service autrefois , m'ont reçue à merveille, m'ont fait Tés offres les plus obligeantes , m'ont embrassée. plusieurs fois; mais, quand j'ai parte des mille éeus, leur visage s'est allongé,, ils ont cessé de m 'embrasser, et, en me conduisant doucement vers la porte, ils m'ont donné mille raisons pour aller m'adresser à leur voisin. Enfin, mon cher enfant, je n'ai plus de ressource, et je n'espère rien que de la pitié de M. Giraut.
f m M IN.
Cela étant, ma mère, tout est perdu.
MARCELLE
Non , tout ne l'est pas , puisque le danger ne peut te regarder. Tu n'es pour rien dans tout ceci ; tu n'étais pas au monde quand ce malheureux billet fat signé. M. Giraut n'a rien à te demander, et voilà ce qui me console. M. Giraut vendra ma maison , mes meubles , tout ce que je possède; il' est le maître. Cela ne suffira pas pour le paver : hé bien , je suis prête à me rendreeé prfcon ï mais tu resteras libre , toi ! tu épouseras ton Agathe , tu demeurerai chez elle , tu seras heïtireti* , et cette idée empêchera ta mère d'être malheureuse. Va, mon fils, j'ai du courage contre un
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