‹ Œuvres de FlorianChapitre 201 sur 285 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FIRMIN,seu/.

Enfin je respire, et Gîraut peut ve,nir, nous serons seuls. Voilà, déjà l'effet du mal* heur : j'ai désiré de yoir sortir ma mère ; je lui ai menti pour l'éloigner de moi. Abj que ces deux efforts-là m'ont été nouveaux et pénibles! Il va donc venir : et que lui dirai-je? Agathe, ma chère Agathe, non , je ne puis vous abandonner; je ne puis consentir à vous livrer à un homme indigne dé vous^ posséder , car , du moins , si vous deviez être heureuse ; si j'étais sûr, en renonçant à vous , de demeurer le seul à plaindre , ce serait un motif de consolation ; mais Giraut n'a rien de ce qu'il faut à Agathe ; Girauk n'est pas assez sensible pour devenir un bon mari ; . et ,. en lui cédant ma maîtresse , je rends ma maîtresse malheureuse à jamais. Cette idée est horrible, et fait, évanouir tout mon courage. Mais ma mère...» J'entends quelqu'un , c'est Giraut saris doute...; Non , c'est Mf. Thibaut , le père de ma chère Agathe.

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94 ï& BO» FILS.

5CÊNB III V

PÏRMIN, THIBAUT.

THlBÂtJT.

Bonjour. Firmin; ta mère n'y est pas?

FIBMIN.

Non, monsieur Thibatft; elfe est sortie. lui voùlefcJvous quelque «hosé ?

TBIBAÏÏT.

Je voulais lui parler de toi ?

FIRMIN

De moi ?

THIBAUT-

Oui, de toi et de ma fille. L'un ne va guère sans l'autre; n'est-il pas vrai?

FitipULTs', soupirant* Ah!

THIBAUT

Ah i te voilà domine ma fille,. Elle ne me répond pas autrement çruand je lui parle de toi. Pflûfdî ! je serai bien heureux , moi cfui aime à causer le soir au coin du ieu, quand vous serez mariés ensemble , et «pur assis .entre vous deux, j enté&drâi des soupirs à diroite, et puis des soupirs à gauche : cela fera utae jolie conversation !

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