ACTE II, SCÈNE III
FIBMIH.
Non, monsieur Thibaut; non, ce n'est pa cela. Oh ! mon Dieu non , c'est impossible. Maïs si vous saviez quelle joie , quel plaisir me causent ces quatre mille francs !. . . Thibaut, à part.
Je le vois bien.
f m M IN.
Si vous connaissiez à quel point.. <. Et, dites-moi, jpouyez-vous me donner cet argent avant ce soir ?
THIBAUT
Avant ce soir ?
Fin MIN.
Oh! tâchez, tâchez, monsieur Thibaut, de me rendre ce service. Jamais je n'ai rien désiré avec tartt d'ardeur, et vous ne pouvez pas avoir d'idée du plaisir que j'aurai à recevoir ces quatre mille 'francs.
THIBAUT
Mais entendons-nous donc. Quand je te fais cette confidence, uniquement parce que je crois que tu n'aimes pas l'argent,, tu montres une joie , tu fais éclater des transports qui me font presque repentir de ce que je t'ai dit , et me donnent de l'inquiétude pour ce que j'ai encore à t'apprendre-
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ioo LE BON FILS.
FIRMIS.
Parlez , parlez , et ne craignez rien. Allez , mon cœur ne vous est pas connu , ce n'est pas l'argent que j'aime : mais ces quatre mille francs
THIBAUT
Semblent t'avoir tourné la tête. Je l'ai tout prêt, cet argent, et je me faisais un plaisir de le remettre dans tes mains en signant le contrat de ma fille ; mais un malheur affreux arrivé à mon fils vient déranger tous mes projets.
FI RM IN.
O ciel ï ' .
THIBAUT
Tu sais que j'ai placé mon fils chez le plus riche négociant de la ville , et que , grâce à sa bonne conduite, il est devenu son caissier; il vient de m'écrire dans le dernier désespoir qu'on a volé dans sa caisse cent cinquante louis dont il est responsable; et il ajoute qu'il mourra de douleur s'il ne peut remplacer cet argent d'ici à demain. Tu juges que mon premier devoir est de sauver l'honneur de mon fils avec la dot de ma fille. Agathe n'y perdra rien par la suite ; mais , pour le moment , il ne me reste pas un écu.
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