ACTE II, SCÈ3E I1L loi
firmin, à part. Ma joie n'a pas duré long-temps.
THIBAUT
Voilà le secret que je venais confier à ta mère; je t'estime assez pour t'en faire part, pour te prier même de partir à l'instant, et d'aller porter à mon fit s l'argent que j'avais
destiné pour toi Tu ne réponds rien.... tu
rêves.. .. Est-ce que tu désapprouves l'emploi que j'en veux faire?
FIRMIN
J'en suis bien loin, monsieur Thibaut, j'en suis bien loin , et je ferais de même à votre place. Agathe n'a pas besoin de dot : celui qui sera son époux sera trop heureux.
THIBAUT
Comment! ne t'ai- je pas dit que ce serait toi?
firmin.
Rien n'est plus incertain , malheureusement.
THIBAUT
Mais tu n'y penses pas, Firmin. Quand je t'aj parlé des quatre mille francs , tu ne doutais pas d'épouser Agathe ; et à présent que je suis forcé de disposer de sa dot, tu n'es plus sûr de l'épouser?
Hosted by
F m M bip, tristement.
Ce que vous dites n'est qroe trop) vrai. thibaut le regarde d'un air mécontent»
Puis~je du moins compter sur vous pour
aller porter cet argent à la viJie,? elle n'est
qju'à une demi4ieue, : me rendrez-vous ce petit
service?
FIRMIU.
J'y aurais plus- de plaisir que vous ; mais dans ce moment je ne puis m'éloigner. Ma mère a besoin de moi ; elle en a trop besoin , ma pauvre, mère. Ce soir ou demain j'irai où vous voudrez.
THIBAUT
Ce soir ou demain il sera trop tard. Adieu, monsieur Firmin.
FIBMIN.
Vous êtes fâché?
THIBAUT
Êoint du toui; je ne me fâche que contre mes amis.
(Il s'en va.) F lit mi et, le rappelant.
Monsieur Thibaut ! monsieur Thibaut I écoutez-moi , je vous en prie.
xhibaut, dans, ta coulisse.
J'ai tout entendu.
Hosted by