‹ Œuvres de FlorianChapitre 228 sur 285 · ACTE III, SCÈNE VL i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VL i

me sauver, pour obtenir la quittance des mille écus , mon fils a cédé ton cœur; j'en suis certaine ; le mien me le dit. Viens , mon enfant , mon cher enfant, viens te jeter dans mes bras. Eh! crois-tu que j'accepte tes dons? Mon fils , mon cher fils , depuis quand pensestu que tu ne m'es pas plus cher que moimême ? Monsieur Giraut, voilà votre quittance , faites tout ce que vous voudrez. Agathe, prenant le papier.

Que je suis heureuse ï et que je lui sais gré de tout ce qu'il m'a fait souffrir ! Firmin , dès ce moment , je vous aime cent fois plus que je ne vous aimais ; et recevez ici le serment que je vous fais devant M. Giraut , de vous adorer jusqu\mon dernier soupir.

GIRAUT

Tout cela est charmant,, mais il me faut mon billet ou mon argent.

AGATHE

J'espère que je vais tout arranger. Lorsque Firmin m'a dit en pleurant qu'il ne m'aimait plus, je me suis bien doutée que vous étiez pour quelque chose dans cet affreux mystère ; et, sans pouvoir le pénétrer, j'ai été me jeter aux pieds de madame la comtesse , ma marraine. Je savais que c'est aujourd'hui que devait se faire l'adjudication de sa ferme ; je la.

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i38 I/Ê BON FILS.

lui ai demandée pour moi-même , et je l'ai obtenue.

àlRÀUT.

Comment ?

AGATHE

Oui , monsieur Giraut , c'est ïftôl cfùi éuts fermière de madame la' comtesse.:

GIRÀUT.

Mais je ne pressais 'tant madame Marcelle pour les mille écus qu'elle me doit qu'afin de les donner à l'intendant de madame, poui qu'il me fît continuer mon hail.

âôa'the.

Hé bien , donnetf-lës-moi , je vous cède le mien. Madame Marcelle sera quitté avec Vous, vous resterez fermier , j'épouserai Firmin , et tout le monde sera content.

Non, tout le monde nele 'serait pas. iFe vous écoute tous , et je vous admire ; chacun de vous fait son devoir, heureusement je puis faire' le mien aussi. Voici quatre mille !francs que je Savais destinés , ma fille , et qu'un malheur affreux arrivé à ton frère 'me forçait de lui porter aujourd'hui. Firmin était daiïà mon secret. Comme j'allais à la vilîe,j'ài ¥fbtrvé mon fils en chemin qui Venait m instruire que son voleur était pris , et l'argent restitué. Je

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