‹ Œuvres de FlorianChapitre 258 sur 285 · SCÈNE V- ao · texte numérisé non relu

SCÈNE V- ao

Voltige d'usé, aile craintive Autour de l'objet de ses vœux, Labeur, sur sa tige tremblante , Frémit , et murmure tout bas :

Beau papillon , n'approche pas ; Tu ferais mourir ton amante.

L if papillon va se poser Loin de la pauvre sensitive ; Mais bientôt son ardeur plus vive Le ramène ; il prend un baiser :

Aussitôt la fleur expirante Se fane et perd tous ses appas.

Beau papillon, ne te plains pas£ Toi seul fis mourir ton amante.

( Pendant que Zélie chante , Àtamir se lève dou~ cernent au commencement de \ chaque cpûplet > et se rassied au refrain,)

..■ -i ui .&LAMIB.

J'entends bien la leçon ; mais je crois, mon amie, Que nous avons fort mal interprété

L'oracle que ma mère à tantôt rapporté. « Un seul baiser pris à Zélie « Suffit pour faire leur malheur. »

J'explique mieux que toi , dans le fond de mon coeur Cet oracle Çùe Je déteste^

Un baiser pris a toi nous serait Ken funeste ;

Mais si tu le donnais, il porterait bonheur.

(Il s'approche,)

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2o4 LE BAISER.

zélïe, s'étoignant.

Non , non , ce c'est pas là ce que nous dît Birène ; Moi je l'entends tout autrement.

ÀIAMIB.

Je voudrais que du moins la fée eût pris la peine De s'expliquer plus clairement.

(Il s'approche.) z É l i e , à part.

Moi , je voudrais voir revenir ma mère. ALàmib, toujours s'approc fiant.

Que me dis-tu?.,

Je dis que tu n'observes guère Ni mes ordres , ni ton serment.

al ami b, se reculant brusquement.

Qui l'eût pensé , qu'un si doux hyménée Me causerait tant de tourment ?

Je n'ai jamais trouvé si longue la journe'e.

(17 se lève.)

ZÉLIE

Cependant je suis avec toi. ••> .

âlàmib, très vivement, .. .

Non , ce n'est pas être avec mol Vous m'assignez loin de vous une place, Vous défendez jusqu'à la, fin du jour Que j'ose vous parler d'amour ; Eh ! que veux-tu donc que je fasse ?

Cruelle , réponds-moi : l'amour est mon bonheur , Il est mon bien , il est ma vie ; Je ne ssis rien qu'aimer Zéiie ,

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