SCENE XVII. i
en Italie, et qu'il avait laissé toute sa fortune a un étranger.
ARLEQUIN
À un étranger ! Quel soupçon !
CLÉANTE
Voilà sur quoi je fondais l'espérance de vous intéresser un jour. Cette fatale illusion m'empêcha de sentir que je vous offensais. Ah ! du moins ne me refusez pas mon pardon , c'est à vos genoux que je le demande. (27 se met à genoux.)
Arlequin, ému.
Répondez-moi : comment s'appelait votre père?
CLEANTE.
%ie comté de Valcourt.
ARLEQUIR,
le comte de Valcourt !
Oui , monsieur : j'ai les preuves.
ARLEQUIN
O ciel ! vous le fils de mon bienfaiteur!
An! relevez -vous,' monsieur, relevez - vous j c'est moi qui vous dois du respect.
CLEANTE
Quoi ! vous l'avez connu ?
Si je l'ai connu ! Et vous êtes son fils ! Ah!
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i54 LE BON PÈRE.
mon ami { il embrasse Cléante ) , mon cher ami , je dois tout à votre père , je l'ai aimé pendant quinze ans; c'est moi qu'il a fait héritier de toute sa fortune. Grâce au ciel , c'est moi qui ai tout votre bien : et c'est fort heureux pour vous , mon cher ami , car je vais vous le rendre ; il est à vous , votre père n'a pu me le donner. ( Nisida arrive. )