VÉNUS, PSYCHÉ
VÉNUS
Enfin, insolente rivale ,
Tu reçois ce qu'a mérité
L'orgueilleuse témérité
De te croire à Vénus égale !
Par l'élat déplorable où j'ai réduit Ion sort, Vois ce que mon courroux te laisse encore craindre.
3io PSYCHÉ,
Il n'a plus de chaînes pesantes, A\\ ! que mes peines sont charmantes, Puisque TAmour cheixhe à les soulager !
LES DEUX NYMPHES
Il doit être bien doux d'aimer comme vous faites.
Et n'ainie-t-on pas où vous êtes ?
LES DEUX NYMPHES
L'Amour anime l'Univers,
Tout cède aux ardeurs qu'il inspire ;
Et jusques dans les enfers
On reconnaît son empire.
PSYCHÉ
Hé ! qui s'en voudrait garantir !
Mais de ces lieux par où sortir?
Tout ce que je vois m'intimide.
( Elle montre les de'mons qui sont dans les ailes du théâtre.) LES DEUX NYMPHES.
Perdez l'effroi dont vos sens sont glacés , Nous allons vous servir de guide ; Vous, noirs esprits , disparaissez.
Quatre de'mons traversent le théâtre en volant, et vont se pei dro au travers de la voûte de la salle de Proserpine .)