‹ Œuvres de FontenelleChapitre 82 sur 112 · DE GEOFFROY · texte numérisé non relu

DE GEOFFROY

joate ansri par un certain sentiment de gloire qui agît et qui doit agir sur les âmes les plus éloignées de la vanité. Il était soutenu par le plaisir de voir que de si longues séances , loin de rebuter les auditeurs , ne les rendaient que plus assidus et plus attentifs ; mais enfin il consulta trop peu les intérêts de sa santé , qui était aaturellement faible , et qui en souffrit.

La faculté de médecine , qui se choisit tous les deux ans un chef y qu'on appelle doyen , crut en 1706 se trouver dans des circonstances où il lui en fallait un qui , quoique digne de l'être , me fit aucun ombrage à sa liberté , et qui aimât mieux sa compagnie que sa place. Geoffroy fut élu : mais comme tous les membres d'une république ne sont pas également républicains , quelques-uns attaquèrent son élection par des irrégularités prétendues , et lui-même aurait été volontiers de leur parti ; mais l'élection fut confirmée par le jugement de la cour.

Ses deux années de décanat finies, il fut continué^ et cela par les snffirages mêmes qui auparavant lui avaient été contraires. On sentait un nouveau besoin qu'on avait de lui. Il s'était élevé vn |Nrocës entre les médecins et les chirurgiens , espèce de guerre civile qui divisait les* citoyens d'un même état; et il fallait ou du sèle pour la soutenir, ou de la douceur pour la terminer f et même en la soutenant , il fallait toujours de la douceur avec le xèle* On lui fit un honneur singulier : il y a sous le doyen un censeur qui est son lieutenant , et ce censeur est toujours le doyeji qui vient de sortir de place. On supprima le titre de eenaénr pour les deux années du nouveau décanat de Geoffroy , et on le laissa le maître de choisir ceux qu'il voudrait pour l'aider. Ces témoignages d'estime de la part de sa compagnie , qu'il n'amrait pas recherchés par ambition , il les'sentit vivement par an principe de reconnaissance d'autant plus fort , qu'on est plus d^agé de passions tamul tue uses. Il se livra sans ménagement aux travaux extraordinaires du second décanat , qui , joints à ceux qu'exigeaient sa profession et ies différentes places , ruinèrent absolument sa santé, et au commencement de 1 780 il tomba accablé de fatigues. Il eut cependant le courage de mettre la dernière main à un ouvrage que ses prédécesseurs doyens avaient jugé nécessaire , mais quUls n'avaient pas fini : c'est un recueil des médicamens composés les plus usités , que les pharmaciens doivent tenir toujours prêts»

Vous ne l'avons point encore représenté comme académicien f. parce que nos histoires imprimées font foi qu'il n'a pas rempli ce devoir avec mo&a« d'exactitude que les autres , si ce n'est dans lea quatre dernières années , ah U 4«{:axiAt él^it une dispense assec légitime. Il donna en 1718 un système singulier ^ et une tabFe

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èts afisilës ou rmorti des diiKrwittfi Btabftnww àè ékfmàè. Ces affinitét firent ae la peine à ^pie»k|w»6^tiii8 , qui erâi|;iBreM que ce ne fassent des attraetions dëgtfîêéM , d'«tftant pi^ âange* reasc» que d'kabilès gens ont déjà su leur donner dès formes s^ dnitontes : mais enfin , on reco'ttnut qu'on poutttit passer pnr-* dessus ce scrupule , et admettre la talyle ée Geoffipoy > qui , IwA entendue et amenée à tonte la pré<;ision nëcesMÎre , po««mf devenir une loi fondamentaile des operâtkM de cl^fMdey et gnîder avec succès ceux qui travaillent.

Il était entré dans cette compagnie del l'an i€^y et ieUi mort te 6 jantier 1731.

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