‹ Œuvres de Fontenelle, Volume 3Chapitre 64 sur 74 · MARGUERITE D AUTRICHE · texte numérisé non relu

MARGUERITE D AUTRICHE

Plaisantez-en tant que vous voudrez; iïiai«ma mort, si elle peut s'appeler ainsi^ a encore un avantage essentiel sur celle de Caton et sur 1% vôtre. Vous aviez tant

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failles philosophes Tun et l'autre pendant votre vie, que vous vous étiez engagés d'honfteur à ne craindre point la mort; et s* il vous eût été permis delà craindre, je ne sais ce qui en fût arrivé. Mais moi , tant que la tempête dura , j'étais en droit de trembler, et de pousser des cris jusqu'au ciel, sans que personne y trouvât à redire , ni m'en estimât moins ; cependant je demeurai assez tranquille pour faire .mon épitaphe.

ADRIEN

Entre nous , l'épitaphe ne ;fut-elle point faite sur la terre ?

MARGUERITE d'aUTRICHE.

Ah ! cette chicane là est de mauvaise^grâce je ne vous en ai pas fait de pareille sur vos vers.

ADRIEN

Je me rends donc de bonne foi , et j'avoue que la vertu est bien grande quand elle ne passe point les bornes de la nature. «

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