‹ OEuvres de Fourier (volume 2)Chapitre 2 sur 198 · I . académie ayanl mis au concours, pour 181 i , la question · texte numérisé non relu

I . académie ayanl mis au concours, pour 181 i , la question

>uix a nt i* :

8 Donner la théorie mathématique des lois de la propaga- » tion de la chaleur el comparer le résultat de cette théorie à des expériences exactes »,

Fourier envoya, le 28 septembre 181 1 , un travail très ('tendu, tonne, d'après ses propres déclarations, du Mémoire primitivemenl soumis à l'Académie et des notes qu'il y axait successivement ajoutées. Ce nouveau travail fui couronné dans la séance publique du 6 janvier iKi*>.. Les juges du concours étaient Lagrange, Laplace, Malus, Haiïy et Legendre. Leur Rapport nous a été conservé. Toutes les appréciations, sauf une peut-être, x sonl d'une rigoureuse exactitude, et, cependant, il est permis de penser que, dans son ensemble, il ne rend pas pleine justice aux eflbrts et aux découvertes de Fourier.

« Cette pièce, dit le Rapporteur en parlant du Mémoire de

» Fourier, renferme les véritables équations différentielles de

» la transmission de la chaleur, soit à l'intérieur des corps.

» soit à leur surface; et la nouveauté du sujet, jointe à son

1 importance, a déterminé la Classe à couronner cet Ouvrage,

» en observant cependant que la manière dont l' \uteur pai-

» vient à ses équations n'est pas exempte de difficultés, e1 «pie

» son analyse, pour les intégrer, laisse encore quelque chose

mu \\ ^NT-PROPOS.

» à désirer, soit relath emenl a la généralité, soil même du

» côté de la rigueur. »

Le manuscrit de Fourier fait partie, aujourd'hui encore, des archives de V académie. Le grand géomètre, devenu Secrétaire perpétuel après la mort de Delambre, la fait imprimer, sans v apporter aucun changement, dans les ^ olumes de Mémoires pour 1 819-1820 et 1 821-1822, deux ans après la publication de la Théorie de la Chaleur. Fourier désirait, sans doute, établir ainsi d'une manière incontestable ses droits de priorité; car la première Partie du Mémoire de 181 1, celle qui a paru dans le Volume pour 1819-1820, ne diffère qu'en des points tout à fait secondaires de la rédaction définitive à laquelle il s'est arrêté dans la Théorie de la Chaleur. Nous avons donc renoncé à reproduire cette première Partie; mais la seconde, qui a été imprimée en 182G, dans le Volume des Mémoires pour 1821-1822, offre le plus vif intérêt; elle commencera notre second Volume et sera, croyons-nous, bien accueillie de tous.

Il y a aujourd'hui quatre-vingts ans que Fourier fit à l'Académie des Sciences sa première Communication sur les études <iui ont occupé toute sa vie. Les méthodes dont l'illustre savant a enrichi la Science trouvent maintenant devant elles un champ vaste et presque inexploré d'applications nouvelles dans la théorie moderne de l'électricité. Puisse notre édition les répandre encore, puisse-t-elle maintenir et accroître dans

v\ INT-PROPOS. [x

notre pays et parmi nos jeunes géomètres le goûl de la Physique mathématique, a L'étude approfondie de la nature esl !,i source la plus féconde des découvertes mathématiques. Non seulemenl cette étude, en offranl aux recherches un but déterminé, a l'avantage d'exclure les questions vagues e1 les calculs sans issue, elle est encore nu moyen assuré de former I analyse elle-même, et d'en découvrir les éléments qu'il nous importe le pins de connaître et que cette science doit toujours consen er : ces éléments fondamentaux sont ceux qui se reproduisent dans tons les effets naturels. » C'est par ces réflexions, empruntées à I admirable Discours préliminaire que Ton mi lire, que nous terminerons ces quelques lignes dans lesquelles nous nous proposions surtout de remercier tous ceux qui ont piis part a notre publication on qui l'ont rendue possible.

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Gaston DARBOt \.

demie des Scii tu i

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