CHAPITRE I. INTRODUCTION
Pour élever une masse métallique d'un certain poids, par exemple iks de fer, depuis la température o jusqu'à la température i . il est nécessaire d'ajouter une nouvelle quantité de chaleur à celle qui él til déjà contenue dans cette masse. Le nombre ('. qui désigne celte quani té 'le chaleur ajoutée, esl la capacité spécifique de chaleur du fer; le nombre C a «!•■> valeurs très différentes pour les différentes substances.
Si un corps d'une nature el d'un poids déterminés tkg de mercure upe le volume V, étanl à la température o, il occupera un volume |iImn grand V-f-A, lorsqu'il aura acquis la température r, c'est-à-dire lorsqu'on aura augmenté la chaleur qu'il contenait, étanl à la température o, d'une nouvelle quantité C0, égale à sa capacité spécifique de chaleur. Mais si, au lieu d'ajouter celle quantité C0, on ajoute sC„ ani un nombre positif ou négatif ,1e nouveau volume sera V-t-o\ au lieu d'être V — A. <>r les expériences fonl connaître que, si s esl égal ii '. l'accroissement de volume S esl seulemenl la moitié de l'accroissement total A. ei qu'en général la valeur de § esl sA lorsque la quantité de chaleur ajoutée esl sC0.
rapport s des uVu\ quantités de chaleur ajoutées sC0 el C0, qui esl aussi celui «les deux accroissements de volume S et A, est ce que l'on nomme la température; ainsi le nombre qui exprime la tempéraremarque que, dans les applications I s en c cl ont, l'un la lempi ■ l'autre la température i S l lurier, l;i diffén nde p mr
entre les deux corps fût réglé parla loi de Newton. Mais si l'on lit ii l'avance aucune hypothèse, ni sur l'origine de l'échelle des températures, ni sur rature, il esl clair : sissanl convenable nt celte ori-
gine - primer deux températures difféi
nombres <> et i. G. D.
ls THÉORIE DE LA Cil iLEl R.
ture actuelle d'un corps représente l'excès de son volume actuel sur le volume qu'il occuperait à la température de la glace fondante, l'unité représentant l'excès total du volume qui correspond à l'ébullition de l'eau sur le volume qui correspond à la glace fondante.
Les accroissements de volume des corps sont en général proportionnels aux accroissements des quantités de chaleur qui produisent
les dilatations; il faut remarquer que cette proposition n'est exacte que dans les cas où les corps dont il s'agit sont assujettis à des températures éloignées de celles qui déterminent leur changement d'état. On ne serait point fondé à appliquer ces résultats à tous les liquides; et, à l'égard de l'eau en particulier, les dilatations ne suivent point toujours les augmentations de chaleur.
En général, les températures sont des nombres proportionnels aux quantités de chaleur ajoutées et, dans les cas que nous considérons, ces nombres sont aussi proportionnels aux accroissements du volume.
Supposons qu'un corps terminé par une surface plane d'une certaine étendue (i,ni) soit entretenu d'une manière quelconque à une température constante i, commune à tous ses points, et que la surface dont il s'agit soit en contact avec l'air maintenu à la température o : la chaleur qui s'écoulera continuellement par la surface, et passera dans le milieu environnant, sera toujours remplacée par celle qui provient de la cause constante à l'action de laquelle le corps est exposé; il s'écoulera ainsi par la surface, pendant un temps déterminé (une minute), une certaine quantité de chaleur désignée par //. Ce produit //, d'un llux continuel et toujours semblable à lui-même, qui a lieu pour une unité de surface à une température fixe, est la mesure de la eonducibilité extérieure du corps, c'est-à-dire de la facilité avec laquelle sa surface transmet la chaleur à l'air atmosphérique.