MEDECINE
Tous les ans, par des motifs de santé ou des arrangements de famille , un certain nombre d'élèves quittent l'École polytechnique pour passer dans des carrières particulières, au lieu des services publics auxquels ils s'étaient primitivement destinés. Eh bien , j'ose affirmer que les connaissances théoriques acquises aux leçons des maîtres de la science, ont toujours fourni aux déserteurs des carrières gouvernementales les moyens de se distinguer et de faire marcher d'un pas égal leurs propres intérêts et ceux de la société. La ville de Lyon, entre autres, nous offrira un exemple remarquable de ces vérités. M. Pravaz (1813) sort de l'École polytechnique pour se vouer à la médecine. Qu'on aille maintenant examiner son établissement , et l'on verra si les études spéculatives auxquelles il s'était d'abord livré l'ont empêché d'enrichir l'art de guérir des procédés pratiques les plus ingénieux, les plus rationnels et les plus utiles.
Tout ce qui tend à assurer le succès des ordonnances des médecins est d'une extrême importance; l'humanité commande donc de poursuivre à outrance les falsifications que la cupidité fait subir aux drogues naturelles ou artificielles. Aussi nous n'hésiterons pas à ranger au nom-
bre des services pratiques qui doivent figurer dans ce tableau, la réunion en un corps d'ouvrage dû à M. Bussy et à un de ses amis, de tous les procédés à l'aide desquels on peut reconnaître la moindre falsification, lors même que les faussaires, pour arriver à leurs fins, ont fait preuve d'une habileté consommée.