‹ Œuvres de François RabelaisChapitre 268 sur 327 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Comment les oiseaulx de l’isle Sonnante estoient touts : passagers,

«Mais, dist Pantagruel, vu qu’exposé nous avez des cardingaux naistre papegaut, et les cardingaux des évesgaux, les évesgaux des presbtregaux, et les présbtregaux des clergaux, je vouldtüis biën eñtendre d’ond vous naîsséñt ces clergaux. — Ils sont, dist éditue,

touts oiseaulx de passage, et nous viennent de l’aultre

monde : part, d’une contrée grande à merveilles, laquelle on nomme Jour-sans-pain ; part, d’une aultre, vers le ponent, laquelle on nomme Trop-d'itieulx (2). De ces deux contrées touts les ans à boutées ces clergaux ici nous viennent, laissant pères et mères, touls amis et touts parents. La manière est lelle : quand, en quelque noble maïson de ceste contrée dernière, y ha trop d'enfants, soient masles, soient femelles, de

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