IX.— De l'automne
En automne, l’on vendangera, ou devant ou après : ce m'est tout un, pourvu qu’ayons du piot à suffisance. Les cuidés seront de saison, car tel cuidera vessir, qui baudement fiantera. Ceulx et celles qui ont voué jeusner jusques à ce que les estoilles soient au ciel, à heure présente pèuvent bien repaistre, par mon octroi et dispense. Encores ont-ils beaucoup tardé : car elles y sont devant seze mille et ne sçai quants jours, je vous di, bien attachées. Et n’espérez d’oresenavant prendre les alouettes à la chute du ciel : car il ne tombera de vostre age, sus mon honeur. Cagots, caphards, porteursde rogatons, perpétuons, et aultres telles triquedondaines sortiront de leurs tesnières. Chascun se garde, qui vouldra. Gardez-vous aussi des arestes quand vous mangerez du poisson : et de poison, Dieu vous en gard: